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Lancement d'un jeu de société portant sur la corruption à Montréal

David Loach, l'un des concepteurs du jeu, a... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse)

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David Loach, l'un des concepteurs du jeu, a expliqué que son aventure avait commencé par une blague avec des amis, qui est devenue un projet plus sérieux sur lequel ils ont travaillé dans leurs temps libres.

Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse

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La Presse Canadienne

Les Montréalais pourront prochainement jouer à un jeu de société dans lequel ils devront utiliser la corruption et la collusion pour s'enrichir dans les projets de construction, mais pour gagner, ils devront y arriver sans se faire pincer par les autorités.

Dans le jeu «Construction & Collusion», la corruption avec le maire et la collusion entre les entrepreneurs sont permises. Mais ces stratégies peuvent amener des conséquences si un maire qui ne s'est pas acoquiné avec eux est élu pendant la partie. Le jeu prend fin lorsque trop d'enquêtes ont été ouvertes.

David Loach, l'un des concepteurs du jeu, a expliqué que son aventure avait commencé par une blague avec des amis, qui est devenue un projet plus sérieux sur lequel ils ont travaillé dans leurs temps libres.

En entrevue avant le premier essai de son jeu auprès du grand public, samedi, il a confié avoir choisi le thème de la corruption à Montréal, car lui et ses amis trouvaient amusant de faire une mise en situation dans cette ville qu'ils connaissent si bien.

Le jeu a d'abord et avant tout un destin local, car selon M. Loach, toute sa richesse repose dans le fait que les joueurs sont familiers avec les différents endroits de la ville.

Pour l'instant, le jeu ne se retrouve pas sur les tablettes des magasins, il se vend exclusivement sur internet par l'entremise d'une campagne de sociofinancement. Les jeux qui se vendront sur le web seront bilingues, même si les prototypes, eux, sont seulement en anglais.

M. Loach, un éditeur multimédia de 34 ans, ne croit pas que son jeu contribue à banaliser la corruption, car il souligne que les joueurs savent qu'ils commettent de mauvaises actions.

«Quand des amis ont joué au jeu, ils disaient qu'ils se sentaient sales», a-t-il soutenu, ajoutant que les règles du jeu pouvaient mener à la «destruction» de ce système de corruption et de collusion.

Il ne pense pas non plus, comme certains lui ont suggéré, que son projet donnera une mauvaise image de Montréal sur le plan international.

«Le public pour ce jeu, ce sont les gens de Montréal. Tout le monde de Montréal à qui j'ai parlé trouve ça hilarant. Ce n'est pas un jeu créé pour des gens externes de Montréal, c'est conçu pour les gens qui vivent ici, qui vivent avec plusieurs de ces enjeux, qui lisent beaucoup sur ces enjeux et qui ont la chance de s'amuser avec cela», a-t-il expliqué.

«J'ai certains amis qui m'ont dit: "on a besoin d'une version pour notre ville", par exemple New York. Ce qui est amusant, c'est que c'est une expérience locale, sur la politique locale.»




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