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Frontière canado-américaine: «C'était un chemin tranquille et ça doit le redevenir»

Hélène Gravel, qui habite à l'année sur le... (Photo Hugo-Sébastien Aubert)

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Hélène Gravel, qui habite à l'année sur le chemin Roxham, est exaspérée par la forte présence policière autour de chez elle.

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Quand ils ont appris lundi que l'administration Trump éliminerait le statut de protection temporaire de 58 000 Haïtiens aux États-Unis, des résidants du chemin Roxham, en Montérégie, ont tout de suite su ce que ça voulait dire pour leur petit cul-de-sac champêtre.

Hier après-midi, La Presse n'a pu voir qu'une... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse) - image 1.0

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Hier après-midi, La Presse n'a pu voir qu'une seule personne passer la frontière pour entrer illégalement au Canada au bout du chemin Roxham.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Plus de policiers. Plus de camions. Plus d'autobus. Plus de journalistes. Plus de bruit de jour comme de nuit.

« Il n'y aura pas de marée humaine du jour au lendemain, les gens ont jusqu'en 2019 pour quitter, dit Hélène Gravel. Mais la GRC a créé un véritable village ici, et moi je me bats pour qu'ils s'en aillent. »

Hélène Gravel, qui habite à l'année sur le chemin Roxham, dit être en contact régulièrement avec les patrons de la GRC. « Les policiers sont stationnés en permanence sur un terrain qui m'appartient. Ce n'est pas une douane ici, c'était un chemin tranquille et ça doit le redevenir. »

Une personne, un autobus

Hier après-midi, La Presse n'a pu voir qu'une seule personne passer la frontière pour entrer illégalement au Canada au bout du chemin Roxham. L'homme seul avec quelques bagages a été pris en charge par plusieurs policiers de la GRC, qui l'ont fait monter à bord d'un bureau mobile. Il a ensuite été transporté au poste-frontière de Saint-Bernard-de-Lacolle à bord d'un autobus dont il était le seul passager.

Un scénario qui exaspère Hélène Gravel. « Ils prennent des autobus pour transporter une ou deux personnes. Pourquoi ne pas simplement utiliser une voiture ou un VUS ? Tout ça coûte une fortune au gouvernement. Une fortune. »

De la fenêtre de son salon, elle peut voir des autobus aller et venir jour et nuit. « Trois fois par semaine, il y a un camion qui vient vider les toilettes chimiques, et on a les odeurs. Là, la GRC a fait asphalter tout un secteur qui est en milieu humide. Est-ce qu'ils ont le droit de faire ça ? Les milieux humides sont protégés, on ne peut pas y faire ce qu'on veut. »

1500: Nombre de personnes qui ont été appréhendées à la frontière entre les États-Unis et le Québec, en octobre. En août, plus de 5000 ont été appréhendées ici, un record.

Comme plusieurs de ses voisins, Mme Gravel demande au gouvernement canadien de se retirer de l'entente sur les tiers pays sûrs. Ainsi, les gens qui souhaitent faire une demande d'asile pourraient le faire à un poste frontalier. Actuellement, les gens qui se présentent à cette fin à un poste frontalier se font refuser l'accès au Canada. Plusieurs choisissent donc d'entrer illégalement. Une fois qu'ils sont en territoire canadien, le gouvernement se doit d'entendre leur requête.

Une autre voisine rencontrée hier sur le chemin Roxham, et qui voulait garder l'anonymat, disait ne pas trop être dérangée par la présence des policiers. Contrairement à Mme Gravel, dont la maison est située près de la frontière, sa maison est située plus loin sur la route.

« Les gens qui entrent ici veulent vivre une vie meilleure, aucun doute là-dessus. Moi, ça ne me dérange pas. Les motocyclistes qui viennent se promener en groupe ici l'été me dérangent davantage. »




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