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Les images de sévices sexuels qui sont toujours sur le web hantent les victimes

Les victimes de sévices sexuels dans l'enfance souffrent grandement du fait que... (Photo François Roy, Archives La Presse)

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Photo François Roy, Archives La Presse

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Jim Bronskill
La Presse Canadienne
Ottawa

Les victimes de sévices sexuels dans l'enfance souffrent grandement du fait que les vidéos et les photos des crimes circulent toujours dans le cyberespace - ce qui accroît leur douleur déjà assez aiguë, selon un nouveau rapport.

L'existence de telles images, qui pourraient encore être à la disposition des agresseurs ou accessibles publiquement pour les autres, a un «impact extrêmement négatif» sur les victimes, selon une étude du Centre canadien de protection de l'enfance.

Ces effets peuvent persister dans le temps et empêcher les survivants à gérer les facteurs de stress au quotidien, à maintenir des relations saines et à atteindre leur plein potentiel, est-il écrit dans le rapport.

Le document décrit l'expérience de 150 victimes de sévices sexuels dans l'enfance provenant du Canada, des États-Unis, et de plusieurs pays européens. Elles ont rempli un sondage exhaustif sur les défis auxquels elles font face en tant qu'adultes.

Près de 70 % des répondants ont dit être inquiets face à la possibilité d'être reconnus par quelqu'un en raison de l'enregistrement des agressions qu'ils ont subies. Un répondant sur cinq dit avoir été identifié par une personne qui avait vu une image de leurs sévices.

Une victime a souligné dans son témoignage que les images «ne disparaissaient jamais» vraiment en raison de l'internet.

«Des sites sont fermés, mais de nouveaux rouvrent... Il n'y a aucun moyen que je puisse en avoir fini avec ces sévices», a-t-elle écrit.

Le rapport recommande de considérer l'adoption globale d'un outil du centre appelé le projet Arachnid, un robot qui détecte les images et les vidéos selon des empreintes numériques d'images officiellement illégales. Il a déjà identifié des centaines de milliers d'images illégales.

«Nous avons besoin que les autres pays soient au courant que cela est disponible», a affirmé Lianna McDonald, la directrice générale du centre.

Dans leur étude, les chercheurs ont aussi découvert que presque la moitié des répondants avaient fait l'objet de sévices sexuels organisés - perpétrés par plusieurs agresseurs. Dans de tels scénarios, les contrevenants principaux étaient souvent des parents ou des membres de la famille élargie.

De plus, plusieurs victimes n'ont pas dénoncé leur agresseur avant d'atteindre l'âge adulte.




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