«C'est vraiment l'apocalypse là-bas»

  • Environ 370 touristes canadiens qui étaient encore coincés à Saint-Martin et aux îles Turques-et-Caïques depuis le passage de l'ouragan <em>Irma </em>sont finalement rentrés au pays, soulagés après des moments d'angoisse. (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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    Environ 370 touristes canadiens qui étaient encore coincés à Saint-Martin et aux îles Turques-et-Caïques depuis le passage de l'ouragan Irma sont finalement rentrés au pays, soulagés après des moments d'angoisse.

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L'émotion était à son comble autour de 12h45 à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau. Des proches, aux visages anxieux, attentaient le retour de ceux qui ont été au centre de l'oeil d'Irma, à Saint-Martin.

Arrivés de Toronto, après y avoir passé la nuit de lundi à mardi, une douzaine de rescapés de Saint-Martin n'ont pu contenir leurs larmes en apercevant au loin les membres de leur famille qui les attendaient. Tellement que plusieurs se sont mis à courir pour rejoindre leurs proches. 

«On est soulagés d'être arrivés», a exprimé Rock Leblanc, qui cherchait encore les mots pour qualifier ce que lui et sa famille ont vécu durant les derniers jours. «C'est vraiment l'apocalypse là-bas, madame, je vous le jure.» 

Certains n'ont pas voulu raconter leur histoire à La Presse, visiblement exténués. «On est fatigués, on est juste contents d'être ici maintenant», ont résumé deux filles qui sortaient avec leurs valises. 

Plus tôt en avant-midi, plusieurs voyageurs sont rentrés des îles Turks-et-Caicos. Monique Ducharme et sa fille ont enfin foulé le sol québécois mardi matin. 

«On a vraiment eu un tout inclus en majuscules», a-t-elle lâché avec émotion après avoir récupéré ses bagages. 

Elle et sa fille avaient quitté pour les îles Turks-et-Caicos le 2 septembre pour une semaine de vacances. La femme était très émotive à son retour au pays, confiant avoir eu la peur de sa vie. 

Mme Ducharme, comme des centaines de touristes résidant au Club Med, a été confinée dans sa chambre d'hôtel pendant plus d'une dizaine d'heures. «Un moment donné, c'était tellement intense que ma fille et moi, nous nous sommes réfugiées dans la salle de bain», raconte-t-elle. 

Les fenêtres placardées, les voyageurs barricadés dans les hôtels n'entendaient que les bruits des vents violents, des arbres qui tombaient. «On ne voyait rien, on entendait des gens crier à l'aide parce que leurs vitres avaient cassé. C'était vraiment quelque chose», a relaté Sylvie Forget, qui rentrait aussi des îles Turks-et-Caicos. 

Elle et sa famille se sont joints à d'autres voyageurs pour être quatre dans la même chambre. «On a passé ce moment-là ensemble, on ne s'attendait pas à ça, c'est un événement extraordinaire». Mme Forget et ses proches ont passé 18 heures dans la chambre, sans rien voir à l'extérieur. 

Liza Kassis était avec eux. «Les gens disent que c'est une expérience mémorable, je dis que non. C'était vraiment pas agréable, j'ai eu peur de mourir», a confié la jeune fille qui voyageait avec son père. 

Alexandre Kano lui, a vécu une expérience totalement différente alors qu'il louait avec sa femme une villa privée, dans un secteur prisé pour le «kite surf». «On était de l'autre côté de l'île, c'était un petit peu plus violent», a-t-il expliqué. 

«Un moment donné, la pression sur la maison était trop forte, on s'est cachés d'abord dans un genre de bunker et ensuite dans la toilette. La porte d'entrée a failli ouvrir. Nous avons sorti des cordes pour attacher les portes. J'ai défait une étagère et vissé les planches sur la porte. C'était vraiment toute une histoire», a poursuivi l'homme.




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