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Femmes autochtones: le rapport intermédiaire prêt d'ici novembre

La commissaire Michèle Audette a assuré que le... (Photo Michelle Siu, archives La Presse Canadienne)

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La commissaire Michèle Audette a assuré que le rapport préliminaire était « très avancé » et qu'il serait livré d'ici la date limite du 1er novembre.

Photo Michelle Siu, archives La Presse Canadienne

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<p>Fanny Lévesque</p>

Malgré les nombreuses critiques qu'elle essuie depuis plusieurs mois, la Commission d'enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées formulera ses premières recommandations d'ici novembre.

La Commission a confirmé à la ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, Carolyn Bennett, qu'elle lui remettrait dans les délais prévus son rapport préliminaire, qui contiendra des recommandations élaborées à la lumière de l'analyse de rapports publics précédents, sur la question autochtone au pays.

« J'étais tellement heureuse que les commissaires indiquent que le rapport [intermédiaire] serait prêt comme prévu en novembre. C'est très important d'analyser les anciens rapports pour, peut-être, avoir des recommandations dès maintenant pour notre gouvernement, mais aussi ceux des provinces et des territoires », a affirmé Mme Bennett à La Presse.

Interrogée en marge du Forum des ministres responsables du développement du Nord, qui s'est tenu sur deux jours à Montréal, la ministre fédérale a dit croire qu'il était possible que la Commission publie notamment « des choses claires » sur des aspects « qui ont fait consensus » lors de travaux publics avant le déclenchement de l'Enquête nationale, en septembre 2016.

La commissaire Michèle Audette a aussi assuré que le rapport préliminaire était « très avancé » et qu'il serait livré d'ici la date limite du 1er novembre. Il est encore trop tôt néanmoins pour préciser le nombre de recommandations qu'il contiendra. « On nous a demandé de regarder ce qui avait été fait avant. On a lu, fait des observations et fait état de la réalité », a expliqué Mme Audette.

UN À DEUX ANS DE PLUS ?

Michèle Audette a par ailleurs réaffirmé en entrevue que la commission d'enquête aurait besoin de plus de temps pour réaliser son mandat. « De un à deux ans de plus », a-t-elle estimé, mais la demande officielle n'a toujours pas été soumise au fédéral. Dans ce contexte, la ministre Bennett a fait preuve de prudence lorsque questionnée par La Presse.

« Je n'ai pas encore reçu de demande, alors ce n'est pas nécessaire de décider maintenant », a-t-elle commenté, sans toutefois exclure qu'elle autoriserait une prolongation éventuelle du mandat, qui devait normalement s'échelonner sur deux ans. « C'est très important pour la Commission de faire le travail », a réitéré la ministre.

« C'est important aussi de souligner l'intention du gouvernement de procéder [sur des enjeux] comme le logement, le racisme, le sexisme [...] des changements sont nécessaires pour le bien-être des enfants et l'éducation. Ce genre de choses ont un besoin de progrès dès maintenant », a conclu Mme Bennett, assurant qu'elle faisait toujours confiance à la Commission.

Sept membres de l'Enquête fédérale, dont la commissaire Marilyn Poitras, ont quitté le navire depuis le début de 2017. En entrevue au Devoir jeudi, les directrices démissionnaires, Michèle Moreau et Sue Montgomery, ont sévèrement critiqué la Commission, déplorant entre autres « un manque de leadership à l'interne ».




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