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Commission des droits de la personne: la présidente a la confiance de Québec

La présidente de la Commission des droits de... (Photo tirée du site de la Commission des droits de la personne)

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La présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Tamara Thermitus.

Photo tirée du site de la Commission des droits de la personne

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(Québec) Québec estime «qu'il n'y aucune raison de ne pas avoir confiance» envers la présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Tamara Thermitus, visée par des allégations d'abus d'autorité, de mauvaise gestion et de manque de respect envers son personnel.

À l'entrée du conseil des ministres mercredi matin à Québec, la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil, a dit que le gouvernement «n'a aucune information» corroborant le reportage publié par La Presse, qui dévoilait que la Commission est plongée dans une importante crise ayant mené au départ d'au moins sept employés. 

«Il n'y a aucune raison de ne pas avoir confiance [en Mme Thermitus]», a affirmé Mme Weil, ajoutant que les préparations de la consultation sur la discrimination systémique et le racisme au Québec, pilotée par la Commission, se poursuivaient. 

Selon des informations obtenues par La Presse, la présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est visée par trois plaintes pour abus d'autorité, mauvaise gestion et manque de respect envers le personnel. Mme Thermitus se livrerait à un «derby de démolition», a affirmé un témoin. 

>>> Lisez notre reportage 

La CAQ réclame des explications

Selon Simon Jolin-Barrette, critique de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière de justice, Tamara Thermitus doit «répondre publiquement» des «graves allégations» à son endroit.

«On veut de la transparence dans cette institution. C'est une nouvelle présidente, ça fait six mois qu'elle est en poste et c'est quand même des graves allégations qui sont dans les journaux», a-t-il dit en réaction au reportage publié mercredi matin dans La Presse

Selon le député de Borduas, il est «fondamental» qu'il y ait un climat de travail sain à la Commission chargée de gérer et de superviser l'institution qui applique la Charte des droits et libertés de la personne. 

«On est en présence d'une institution qui doit défendre et s'assurer [de l'application] de la Charte des droits et libertés de la personne et là, il y a des allégations de harcèlement à l'intérieur même des murs d'une institution qui vise à promouvoir et défendre les droits des Québécois», a rappelé M. Jolin-Barrette.

«La conduite d'un président d'organisme qui est désigné par une nomination de l'Assemblée nationale doit être irréprochable. Lorsqu'on est face à des allégations aussi préoccupantes et aussi importantes en matière de harcèlement en relation de travail par rapport à ses propres employés, je pense qu'il y a lieu d'avoir des explications publiques», a-t-il ajouté.

De son côté, le Parti québécois craint que la crise à la Commission ne nuise au traitement de dossiers de plaignants. «Ce qu'on souhaite, c'est que ça ne vienne pas remettre en cause les causes qui sont devant la Commission. Il faut que la Commission continue à faire son travail. C'est au gouvernement de s'assurer qu'il n'y ait aucun citoyen qui soit lésé parce qu'il y a des conflits à l'interne de la Commission», a affirmé la députée Carole Poirier, porte-parole du parti en matière d'immigration.

- Avec Tommy Chouinard, La Presse, à Saint-Eustache




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