Un demi-milliard pour élargir l'autoroute Henri-IV

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François Blais, ministre responsable de la Capitale-Nationale (au centre), et Régis Labeaume, maire de Québec (à droite), ont pris part à l'annonce de l'élargissement de l'autoroute Henri-IV.

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(Québec) Alors que les transports en commun font du surplace à Québec, les projets autoroutiers vont de l'avant. La Ville et les gouvernements ont annoncé hier un investissement «massif» de 450 millions pour élargir l'autoroute Henri-IV.

Québec est déjà l'une des villes nord-américaines avec le plus de kilomètres d'autoroutes par 100 000 habitants. Elle comptera quelques voies de plus dès 2022, à l'échéance prévue des travaux.

Les gouvernements provincial et fédéral ont annoncé, hier, qu'ils injecteront jusqu'à 450 millions dans le chantier, censé débuter en 2018. Il s'agira d'élargir de deux à trois voies par direction cette autoroute sur une distance de deux kilomètres. À l'heure actuelle, 100 000 voitures passent chaque jour sur ce tronçon névralgique à l'ouest du centre-ville.

«C'est un projet qui fait l'unanimité à Québec, à part chez quelques-uns. On ne pouvait plus avoir une Henri-IV à deux voies avec la croissance de la ville, c'était inadéquat, a lancé le maire Régis Labeaume. Faire des changements après 50 ans, ce n'est pas exagéré.»

L'élargissement d'Henri-IV est dans les cartons depuis des années. L'annonce tombe toutefois à un bien drôle de moment. Québec tient présentement des consultations sur la mobilité durable, quelques mois après l'échec retentissant du projet de service rapide par bus (SRB), porté à bout de bras par Régis Labeaume.

Vendredi dernier, aux consultations, le directeur de la santé publique de Québec a dénoncé la construction de nouvelles routes. «Ces projets auraient des impacts délétères sur la sécurité routière, les saines habitudes de vie, la pollution atmosphérique, les changements climatiques et la santé de la population», prévenait le Dr François Desbiens.

Aux mêmes consultations, un ancien directeur général de la Ville de Québec sous Jean-Paul L'Allier, Serge Viau, a quant à lui déploré la «Los Angelisation» de Québec.

«Je ne sais pas c'est quand la dernière fois qu'il est allé à Los Angeles, mais je pense qu'il y a des autoroutes de 16 voies, a rétorqué le maire Labeaume hier. Alors, je pense que c'est un peu exagéré. Là, on ajoute une voie de chaque côté. Ça ne marche pas comme comparaison.»

Une autre autoroute prolongée?

Ces travaux pourraient toutefois en cacher d'autres. Henri-IV sera refaite de manière à pouvoir accommoder le prolongement de l'autoroute 40 jusqu'à Saint-Augustin-de-Desmaures. Ce vieux projet permettrait, par exemple, aux automobilistes de se rendre à Montréal plus rapidement en évitant Henri-IV.

Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, a d'ailleurs indiqué hier que les élus libéraux préparaient un ambitieux plan pour la mobilité dans la région de Québec, juste avant les prochaines élections provinciales.

«Dans un an, on va arriver avec une vision assez globale des besoins d'infrastructures routières pour la région de Québec, si possible pour les 30 prochaines années. Il y aura dans tout ça l'enjeu du prolongement de Félix-Leclerc, j'en suis certain», a dit M. Blais.

La liste de projets routiers ne s'arrête pas là : il y a également le projet de construire un pont ou un tunnel vers Lévis, le fameux «troisième lien». Les libéraux se disent favorables au projet, et la Coalition avenir Québec en fait déjà une promesse électorale.




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