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Le reporter du Globe est rentré à Pékin après avoir été détenu provisoirement

Le journaliste Nathan VanderKlippe.... (Photo tirée du Globe and Mail)

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Le journaliste Nathan VanderKlippe.

Photo tirée du Globe and Mail

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le journaliste Nathan VanderKlippe est de retour à Pékin après avoir été détenu provisoirement par les autorités chinoises alors qu'il était en reportage dans une région sensible du pays.

Le correspondant du Globe and Mail en Chine n'en était pas à sa première expérience en détention depuis qu'il est en poste en Asie.

Mais c'était la première fois qu'on lui confisquait son ordinateur portable, que les autorités chinoises ont saisi mercredi et qu'il a finalement récupéré jeudi.

Son outil de travail lui a été livré à l'aéroport de Kachgar, dans le nord-ouest du pays, alors qu'il attendait son vol pour rentrer à Pékin.

On lui a expliqué qu'il avait été confisqué «pour sa sécurité» et «parce qu'il y a beaucoup de faux journalistes» qui se trouvent dans le secteur où il a été pris à partie par les autorités locales.

«Aucun de ces arguments n'a une once de sens. Mais dans tous les cas, j'ai récupéré mon ordinateur portable», a-t-il lancé en entrevue téléphonique.

«Je ne pense pas l'utiliser, mais je l'ai récupéré», a enchaîné M. VanderKlippe.

Le correspondant du quotidien torontois se trouvait à bord d'un taxi qui sillonnait les rues de Pékin pour le déposer au bercail lorsque La Presse canadienne l'a joint.

Quelque 24 heures auparavant, il se trouvait à plus de 3000 kilomètres de la capitale chinoise, dans la région autonome du Xinjiang.

C'est là que Nathan VanderKlippe a été intercepté par des autorités locales d'un petit village isolé où il se trouvait «depuis moins de 15 minutes».

On l'a détenu pendant trois heures, on a confisqué son ordinateur portable, et on a fouillé dans les fichiers de sa caméra.

Et lorsqu'il a été relâché, le scribe raconte avoir été filé pendant 200 kilomètres par la police secrète jusqu'à son retour à l'hôtel.

Les filatures sont «assez rares» à Pékin, «même si ça arrive», mais dans des régions plus sensibles, les autorités ont davantage tendance à être sur les dents, selon le reporter.

Le Xinjiang, qui abrite une importante population de la minorité musulmane ouïghoure réprimée par Pékin, figure parmi ces régions que le régime chinois garde étroitement à l'oeil.

Pour cette raison, les médias doivent aussi s'intéresser à la région qui fut le théâtre de violents affrontements en 2014, comme sur la Chine dans son ensemble, croit le reporter.

«La Chine prend une place de plus en plus considérable sur l'échiquier mondial, que ce soit sur le plan économique, politique ou commercial», a-t-il plaidé.

«Il est donc important qu'on suive avec attention l'évolution du pays qui a un rôle de plus en plus grand dans les affaires internationales», a complété M. VanderKlippe.

Le gouvernement canadien a signalé jeudi être au courant de l'incident ayant impliqué le journaliste du Globe and Mail.

«Nous sommes préoccupés par des informations rapportant qu'un citoyen canadien était détenu en Chine», a écrit dans un courriel la porte-parole d'Affaires mondiales Canada, Brianne Maxwell.

«Les agents consulaires à Ottawa et à Beijing sont en train de recueillir des renseignements supplémentaires et sont prêts à offrir de l'aide consulaire», a-t-elle ajouté.




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