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Congrès Métropolis: les maires misent sur l'éducation pour intégrer les immigrés

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Lors du congrès Métropolis qui se déroule actuellement à Montréal, les 150 maires des principales métropoles du monde ont expliqué comment ils misaient sur l'éducation pour favoriser l'intégration.

photo Gordon Welters, archives The New York Times

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L'éducation est la clé pour réussir l'intégration des immigrés et aider les jeunes défavorisés à améliorer leurs perspectives, disent les maires des principales métropoles du monde. Montréal entend ainsi s'investir dans les activités parascolaires, tandis que Chicago mise sur la gratuité et que Berlin offre des classes adaptées aux réfugiés.

« L'éducation doit être la priorité absolue. Ça doit... (photo Nathan Weber, archives The New York Times) - image 1.0

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« L'éducation doit être la priorité absolue. Ça doit être la priorité numéro un, mais aussi numéro deux, trois, quatre et cinq », estime Rahm Emanuel, maire de Chicago.

photo Nathan Weber, archives The New York Times

Lors du congrès Métropolis qui se déroule actuellement à Montréal, les 150 maires des principales métropoles du monde ont expliqué comment ils misaient sur l'éducation pour favoriser l'intégration. « L'éducation, ce n'est pas juste apprendre, c'est aussi l'environnement dans lequel tu apprends », a insisté Denis Coderre.

Le maire de Montréal a notamment dit vouloir voir sa Ville s'investir dans les activités parascolaires. « Je pense que la Ville pourrait jouer un rôle à ce niveau. Il ne s'agit pas de dédoubler ce qui existe, mais de maximiser l'utilisation des installations sportives et culturelles », a-t-il expliqué.

Pas question, donc, de se mêler du programme scolaire donné dans les écoles. Il s'agit plutôt d'améliorer l'offre de services à la sortie des classes. Denis Coderre souhaite ainsi que Montréal s'associe davantage avec les associations sportives et culturelles. Il a par ailleurs déploré que « pour des raisons budgétaires, la première chose qu'on coupe, c'est dans le parascolaire ».

GRATUITÉ À CHICAGO

Aux prises avec d'importants problèmes sociaux, la Ville de Chicago a décidé de miser sur l'éducation. « L'éducation doit être la priorité absolue. Ça doit être la priorité numéro un, mais aussi numéro deux, trois, quatre et cinq », estime Rahm Emanuel, maire de la Ville des Vents et ancien bras droit du président américain Barack Obama.

Chicago a mis sur pied un programme grâce auquel les élèves maintenant une moyenne de B durant leurs études secondaires peuvent bénéficier de la gratuité au niveau collégial. Et ceux qui continuent à maintenir de tels résultats au collège obtiennent 40 % de rabais à l'université.

Le maire de Chicago rapporte que déjà plus de 4000 jeunes ont bénéficié du programme depuis deux ans. « Aujourd'hui, on a des jeunes qui réussissent à finir leurs études sans avoir de dettes », se réjouit-il, une rareté aux États-Unis où les jeunes diplômés héritent d'une dette de 37 000 $ en moyenne, selon le bureau américain de la statistique.

« Je crois foncièrement que l'éducation est un grand facteur d'égalité. Tu peux avoir toutes les politiques d'inclusion que tu veux, l'éducation est la plus importante pour faire de la diversité une force, pas un problème », dit Rahm Emanuel, qui a été le premier chef de cabinet de Barack Obama, de 2009 à 2010.

CLASSES ADAPTÉES À BERLIN

Alors que des centaines de milliers de réfugiés ont convergé vers Berlin ces dernières années, la capitale allemande a décidé d'améliorer l'éducation offerte aux quelque 70 000 migrants qui ont décidé de rester. « L'éducation, ce n'est pas juste d'apprendre une langue, c'est aussi se familiariser avec une culture », résume le bourgmestre-gouverneur de la Ville, Michael Müller.

Berlin a ainsi mis en place des classes plus petites pour les réfugiés afin de faciliter l'apprentissage des matières de base, comme la maîtrise de l'allemand parlé et écrit, mais aussi les mathématiques. « On veut qu'ils apprennent le plus rapidement possible. Nous éliminons ainsi les barrières sociales », a indiqué M. Müller.

Réussir l'intégration des nouveaux arrivants coûte cher, prévient toutefois Michael Müller. Berlin dit avoir investi près de 600 millions de dollars (400 millions d'euros) dans l'accueil des migrants. La facture peut sembler importante, mais « il faut accepter l'idée que l'intégration coûte de l'argent ».




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