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Les ingénieurs de l'État mettent fin à la grève

Pierre Moreau... (Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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Pierre Moreau

Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Le Syndicat des ingénieurs du gouvernement met fin temporairement à sa grève, le temps de retourner consulter ses membres, mais le gouvernement Couillard reste circonspect devant ce développement, craignant un piège.

Le président de l'APIGQ, Marc-André Martin a confirmé à La Presse que les instances syndicales avaient accepté la proposition d'une suspension de la grève à minuit, mardi. La nouvelle a été confirmée au président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, pris de court par l'annonce de ce développement pendant qu'il assistait à la période des questions.

Les statuts de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec supposent que cette consultation durera environ deux semaines, pour permettre aux 1400 membres de se prononcer sur les dernières offres patronales. Fait singulier, le syndicat n'avait jamais divulgué le niveau d'appui pour son mouvement de grève, amorcé il y a trois semaines.

Mais le pas de côté syndical ne semble pas faire bouger le gouvernement Couillard, qui était déterminé à légiférer, une troisième loi spéciale depuis le début de l'année après celles des juristes de l'État et de la construction. Québec craint qu'après cette période de consultation, le syndicat ne déclenche à nouveau la grève alors qu'il sera plus difficile de ramener la chambre pour une loi spéciale en plein été.

La machine était prête pour déposer une loi spéciale vendredi, ou même lundi prochain.

À la sortie de la période des questions, le ministre Moreau a souligné que le report de la grève «n'a aucun espèce d'impact [...] Ce qui a de l'impact, c'est s'ils suspendent ou non les négociations». Dans son entourage, on convenait toutefois plus tard qu'il ne pourrait y avoir de négociations durant la période où le syndicat retournait auprès de sa base.

Pour le ministre Moreau, «l'indicateur le plus important, c'est si oui ou non il y a du mouvement à la table de négociation. S'il n'y en a pas, on ne tardera pas. S'il y en a, moi j'aime mieux laisser le temps. Des fois, il vaut mieux prendre une journée ou deux de plus pour essayer d'arriver à une entente négociée.»

- Avec Martin Croteau




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