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L'achat de Super Hornets fait sourciller des ex-commandants des forces aériennes

Le F-18 Super Hornet... (PHOTO Aijaz Rahi, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le F-18 Super Hornet

PHOTO Aijaz Rahi, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
OTTAWA

Deux anciens commandants de l'Aviation royale canadienne (ARC) remettent en question le plan du gouvernement fédéral d'acheter des avions de chasse sur une base «intérimaire» puisqu'à leurs yeux, ils seraient cloués au sol.

Les lieutenants-généraux à la retraite Kenneth Pennie et André Deschamps estiment que l'acquisition de 18 nouveaux aéronefs d'ici le remplacement permanent de la flotte s'avérerait superflue, car les effectifs manquent à l'appel pour les piloter.

Le mois dernier, Ottawa avait annoncé son intention d'acheter 18 Super Hornets de Boeing d'ici la conclusion du processus d'appel d'offres pour retirer la flotte vieillissante de CF-18.

André Deschamps, qui s'est trouvé à la tête de l'ARC de 2009 à 2012, estime que ce plan, qu'il qualifie de «band-aid», n'est qu'une solution de fortune.

Le gouvernement de Justin Trudeau fait état d'un «écart de capacité» et insiste que les 76 avions de chasse actuels ne lui permettent pas de défendre l'Amérique du Nord tout en remplissant ses engagements envers l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

«La seule chose qui va combler l'écart, c'est de terminer l'appel d'offres, choisir un gagnant et l'implanter», a martelé M. Deschamps.

En entrevue avec La Prese canadienne, les ex-commandants ont dit voir d'un bon oeil tout élargissement de la flotte existante après des années de compressions budgétaires.

Ils ont toutefois précisé que cette expansion ne peut survenir du jour au lendemain, faute de personnel formé en conséquence.

Ils arguent que les forces aériennes peinent déjà à recruter suffisamment de techniciens et de pilotes de chasse pour faire voler leurs 76 CF-18, et qu'elles peuvent donc se passer de 18 cabines supplémentaires à combler.

Cette pénurie de personnel a même entraîné un assouplissement des exigences médicales de l'ARC, notamment sur le plan de la vision et de l'ouïe.

Le ministère de la Défense nationale refuse d'en dire plus sur l'état de ses rangs, évoquant un souci de sécurité nationale.

Or, en annonçant l'acquisition des Super Hornets en novembre, le gouvernement de Justin Trudeau s'était engagé à investir dans la formation d'un plus grand nombre de pilotes et de techniciens.

Kenneth Pennie, qui a dirigé l'ARC de 2003 à 2005, tranche que l'armée n'est pas en mesure d'opérer deux flottes simultanément - du moins, pas sans une augmentation significative de ses effectifs, qui requerrait de nombreuses années.

L'échéancier de cinq ans établi par Ottawa fait par ailleurs sourciller MM. Pennie et Deschamps, qui se font l'écho de deux anciens responsables de l'approvisionnement militaire ayant affirmé qu'un appel d'offres pourrait être mené à terme deux fois plus rapidement.




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