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Des politiciens et des bénévoles s'activent pour prêter main-forte à Moisson Montréal

Pas moins de 137 000 personnes dans le... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Pas moins de 137 000 personnes dans le besoin bénéficieront des sacs d'urgence cette année.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

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La Presse Canadienne

Des politiciens et des bénévoles se sont activés dans l'entrepôt de Moisson Montréal, samedi matin, pour assembler des sacs d'urgence qui seront offerts aux plus démunis, dont le portrait a beaucoup changé dans les dernières années.

Dans la région de Montréal, pas moins de 137 000 personnes dans le besoin seront aidées cette année - une hausse de 10 % par rapport à l'année dernière - et contrairement à ce qui était observé auparavant, ce ne sont pas seulement des assistés sociaux ou des itinérants qui en bénéficieront.

Richard D. Daneau, directeur général, a expliqué en entrevue que de nos jours, les salariés, les étudiants et les aînés représentent maintenant une partie importante de la clientèle de Moisson Montréal, et selon lui, c'est une tendance qui est constatée dans le reste du Québec.

Selon un rapport des Banques alimentaires du Québec, un peu plus de 61 % des personnes bénéficiaires d'un programme d'aide alimentaire tenaient leur principale source de revenus de l'aide sociale, tandis que près de 11 % avaient un revenu d'emploi.

Par ailleurs, plus de 7 % recevaient une pension de vieillesse et près de 4 % se finançaient avec un prêt étudiant.

La situation de la pauvreté est toutefois bien différente entre les régions, a précisé M. Daneau. Par exemple, bien que ce soit à Montréal où l'on dénombre le plus d'utilisateurs d'aide alimentaire, c'est dans la région de Chaudière-Appalaches que l'on recense le plus de travailleurs recevant cette aide, selon les données des Banques alimentaires du Québec.

«C'est de plus en plus des gens qui ont des revenus, des gens qui ont été accrochés toute leur vie, qui ont contribué toute leur vie, ou des jeunes étudiants qui sont aux études, mais qui n'en viennent pas à bout de payer le loyer et de manger», a expliqué M. Daneau.

Alors que le Québec a accueilli des milliers de réfugiés syriens depuis deux ans, les Banques alimentaires du Québec ont également remarqué une hausse de fréquentation chez les immigrants et les réfugiés.

«Quand il y a des vagues d'accueil de réfugiés, on le sent. Souvent c'est d'offrir un pont de quelques semaines, de quelques mois pour que les gens apprennent le français et tombent sur leur pattes et embarquent dans la grande roue économique», a indiqué le directeur général de l'organisme.

Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion, qui était présent à l'événement tout comme le maire de Montréal Denis Coderre, a assuré que le gouvernement Trudeau à Ottawa était résolu à lutter contre la pauvreté, surtout auprès des populations vulnérables comme les réfugiés.

«Le gouvernement fédéral a été trop absent, mais maintenant il est revenu en force avec M. Trudeau», a-t-il déclaré, citant entre autres la bonification de l'allocation canadienne aux enfants, ainsi que les investissements dans les logements sociaux.

«C'est une personne sur dix au Canada qui est à faible revenu, mais certaines catégories de Canadiens sont plus frappées que les autres. La pauvreté se concentre et elle se concentre chez les nouveaux arrivants. Il faut tout faire pour mieux les accueillir et pour mieux les aider», a-t-il ajouté.

Quelque 230 bénévoles étaient présents à l'activité de Moisson Montréal, qui se veut chaque année un événement festif.

Le bénévole Hugues Mousseau en est à sa quatrième année et il y était avec des collègues et sa famille qu'il a initiés au bénévolat.

«Moi, mes enfants, je les ai amenés par le passé à des événements de Moisson Montréal. Ils ont 3 et 4 ans, mais c'est important de les sensibiliser à ce que ça veut dire faire du bénévolat», a-t-il expliqué.

«C'est un effort collectif (...) Les gouvernements doivent faire leur part, la communauté doit faire sa part, et les fondations, les entreprises aussi et elles sont au rendez-vous, alors c'est tant mieux!», a-t-il ajouté.




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