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Le «prince du pot» promet d'ouvrir trois magasins jeudi

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Marc Emery affirme avoir signé des baux dans au moins trois commerces montréalais.

Photo Haven Daley, archives Associated Press

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Après le « roi du cannabis » Don Briere, qui promettait il y a un an d'ouvrir un magasin de pot dans la rue Saint-Denis, un autre entrepreneur de la Colombie-Britannique s'engage à défier la loi en ouvrant jeudi à Montréal au moins trois magasins de marijuana ouverts à tous.

Marc Emery, surnommé le « prince du pot » en Colombie-Britannique et en Ontario, affirme avoir signé des baux dans au moins trois commerces montréalais. « Nous allons ouvrir le 15 décembre, et ce seront des magasins voués à la vente de marijuana récréative. Il faudra être âgé de 19 ans et plus pour y faire des achats. Il ne sera pas nécessaire de posséder une carte de possession de marijuana médicale ni d'être membre du dispensaire », a indiqué Jodi Emery, la femme de M. Emery, qui l'aide dans le développement de la franchise Cannabis Culture.

L'entreprise a établi ces derniers mois plusieurs magasins en Ontario et en Colombie-Britannique. Les policiers torontois ont fait des descentes dans quatre commerces de la chaîne, mais certains d'entre eux ont rouvert quelques jours plus tard. Ils continuent à ce jour de vendre du cannabis, en dépit de l'interdiction qui demeure malgré l'intention du gouvernement fédéral de légaliser la consommation récréative de marijuana.

« Nous savons que Montréal est une ville où il y a une forte répression policière contre la marijuana, mais si les policiers veulent nous cibler, cela va uniquement démontrer l'inutilité de la loi actuelle », a déclaré Marc Emery.

Selon des vérifications faites par La Presse, tout porte à croire que les boutiques que s'apprête à ouvrir M. Emery se trouvent sur le boulevard Saint-Laurent, près de la rue Roy, sur l'avenue du Mont-Royal, à l'est de l'avenue Papineau, et dans la rue Amherst, près de la rue Ontario. Les vitrines des trois commerces étaient masquées par du papier brun lors de notre passage, mais aucune affiche n'avait été installée.

Pour deux des magasins, des certificats d'exploitation commerciale ont été délivrés dans les derniers jours à un homme d'affaires montréalais habitant sur le Plateau Mont-Royal. Un autre certificat a été accordé à un avocat de la Colombie-Britannique. Les exploitants, qui n'ont pu être joints, ont déclaré vouloir y exploiter une « épicerie » ou un « dépanneur », ainsi qu'un « magasin de vente au détail de produits pharmaceutiques naturels ».

Cannabis Culture ciblerait quatre autres adresses montréalaises au cours des prochaines semaines, selon une source, mais les certificats d'exploitation commerciale n'ont pas été délivrés, d'après nos vérifications.

Une arrivée qui dérange 

Marc Emery est un activiste pro-légalisation de longue date, qui a notamment fait quatre ans de prison aux États-Unis pour y avoir illégalement vendu des graines de cannabis à partir de son magasin de Vancouver.

Il a été critiqué pour le modèle d'affaires de sa chaîne, qui met l'essentiel du risque d'exploitation entre les mains des franchisés qu'il recrute. « Certains des investisseurs préfèrent rester dans l'ombre. Ils savent qu'ils prennent un risque. Nous avons un avocat très expérimenté en la matière et prendrons nos responsabilités pour les défendre », indique Mme Emery.

L'annonce de l'arrivée de cette chaîne dérange le milieu du cannabis médical montréalais, qui tente de maintenir un profil bas en attendant les détails du projet de loi promis par Justin Trudeau. « La dernière fois qu'un commerce comme celui-là a ouvert et s'est mis à vendre à n'importe qui en ne faisant pas la moindre vérification, ça a mené à une frappe policière qui a nui à tous », rappelle Marc-Boris St-Maurice, directeur du Centre compassion.

Selon Adam Greenblatt, chargé de projet au Québec pour le producteur autorisé Tweed, le « manque de transparence dans la chaîne de production » de Cannabis Culture est un problème majeur.

Cannabis Culture entend se contenter de vendre du cannabis séché à Montréal dans un premier temps. « Il y aura un peu de produits locaux, mais surtout de la marijuana venant de Colombie-Britannique », a affirmé Mme Emery.




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