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Les CF-18 peuvent voler au-delà de 2025, dit le chef de l'Aviation royale canadienne

Les propos du lieutenant général Michael Hood ne tiennent... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Les propos du lieutenant général Michael Hood ne tiennent pas compte du fait que certains CF-18 sont défectueux ou en proie à des problèmes de maintenance, a relevé le ministre de la Défense, Harjit Sajjan.

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
OTTAWA

Alors qu'Ottawa compte acquérir 18 nouveaux avions de combat sur une base intérimaire, le chef de l'Aviation royale canadienne soutient que la flotte actuelle de CF-18 pourrait voler au-delà de 2025.

Le lieutenant-général Michael Hood affirme que les 77 chasseurs de l'armée canadienne lui permettraient de remplir ses engagements d'ici à ce que la flotte vieillissante soit remplacée de manière permanente.

Le chef de l'Aviation royale indique par ailleurs que des alliés tels que les États-Unis élaborent actuellement des mises à niveau pour les CF-18 et ce, tout en réduisant les risques techniques, opérationnels et financiers.

Il ajoute que les CF-18 pourraient même être retirés au-delà de 2025 si nécessaire, à condition d'investir dans leur entretien.

Ces commentaires ont été transmis au Comité de la défense nationale dans un document déposé à la Chambre des communes cette semaine, alors que les libéraux ont annoncé leur intention d'acheter les Super Hornet de Boeing en attendant la conclusion du processus d'appel d'offres - qui pourrait selon eux s'étirer sur cinq ans.

Le ministre de la Défense a fait valoir que les propos de M. Hood ne tiennent pas compte du fait que certains CF-18 sont défectueux ou en proie à des problèmes de maintenance. Le ministre Harjit Sajjan a tenu à souligner le fossé entre la capacité réelle et attendue de l'Aviation royale.

La porte-parole de son ministère, Jordan Owens, affirme que l'achat des Super Hornet est motivé par «écart de capacité».

«Avec le taux de disponibilité actuel (des chasseurs), même si les 77 avions pouvaient voler éternellement, ils ne seraient toujours pas suffisants pour remplir nos engagements envers l'OTAN et NORAD», a-t-elle signalé par courriel.

Or, d'autres intervenants estiment que si M. Hood voit d'un bon oeil l'état de la flotte canadienne, l'achat des aéronefs de Boeing est alors superflu. Ces détracteurs s'appuient sur les commentaires du lieutenant-général pour accuser les libéraux d'avoir rendu cette décision pour des raisons politiques - soit afin d'éviter l'acquisition de F-35 tel qu'envisagée par leurs prédécesseurs.

Les libéraux refusent de préciser le nombre exact d'aéronefs nécessaires pour éliminer cet «écart de capacité», affirmant qu'ils compromettraient ainsi la sécurité nationale.

Le  porte-parole conservateur en matière de défense, James Bezan, estime que les arguments du gouvernement Trudeau constituent un «canular».

M. Hood doit témoigner devant le comité sénatorial de la défense, lundi. Il s'agira de sa première apparition publique depuis qu'Ottawa a annoncé mardi qu'il entend acheter des Super Hornet de Boeing dans l'attente d'une solution permanente.

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