Une doyenne de 111 ans s'est éteinte à Saint-Lin

Louise-Anna Turcotte-Brouillette était probablement la doyenne du Québec.... (PHOTO FANNY LACASSE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Louise-Anna Turcotte-Brouillette était probablement la doyenne du Québec.

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Elle était probablement la doyenne du Québec. Le 12 novembre dernier, après une vie presque entièrement passée dans Lanaudière, s'est éteinte à l'âge de 111 ans Louise-Anna Turcotte-Brouillette. Ses funérailles ont eu lieu samedi dernier.

« Jusqu'à tout récemment, elle faisait des petits points et de l'artisanat, confie son petit-fils Benoit Brouillette. C'est ce qui la gardait éveillée intellectuellement. »

Il n'y a pas de palmarès des doyens du Québec. Au début de l'année, plusieurs médias ont rapporté la mort de la « doyenne du Québec », une femme de 110 ans de Lanaudière. Une nouvelle similaire avec une personne ayant un âge semblable - 109, 110 ou 111 ans - survient à peu près chaque année. Mais en février dernier, la famille d'une Haïtienne qui a immigré au Québec après le tremblement de terre de 2010, Cécilia Laurent, a affirmé qu'elle avait 120 ans (elle s'est éteinte en mai à Laval). Sur le plan mondial, la Française Jeanne Calment, morte en 1997 à 122 ans, détient le record de longévité certifiée.

« J'ai la chance d'avoir toujours le goût du travail, expliquait Mme Turcotte-Brouillette à La Presse en 2010 pour un article soulignant son 105e anniversaire. Le Bon Dieu me donne encore des idées. Il ne m'a pas oubliée, puisque je continue à faire des choses avec grand plaisir. Si ça peut continuer comme ça, j'espère que ça va durer encore longtemps. »

À l'époque, elle jouait au bingo deux fois par semaine à sa résidence pour personnes âgées, à Saint-Roch-de-l'Achigan. Elle fabriquait elle-même ses cadeaux de Noël et prenait certains soirs une cuillerée de brandy dans une tasse d'eau chaude.

« Elle a habité 17 ans, jusqu'à 110 ans, dans sa résidence pour personnes semi-autonomes, dit avec admiration M. Brouillette, qui est le petit-fils du deuxième mari de Mme Turcotte-Brouillette. L'an dernier, elle a été placée dans un CHSLD parce que ça allait un peu moins bien du côté cognitif. » Elle s'est éteinte dans ce CHSLD de Saint-Lin-Laurentides.

LARGE FAMILLE

Née à Saint-Esprit le 5 septembre 1905, Louise-Anna Turcotte-Brouillette était deuxième d'une famille de 10 enfants et a connu les maisons sans électricité, ni téléphone ou toilettes intérieures. « Je me rappelle le jour où l'électricité est arrivée, disait-elle en 2010. Le notaire [Jean-Marie] Daniel avait gagné ses élections et il avait obtenu les fils et les poteaux pour le village. »

Son premier mari, Alcidas Hétu, avec qui elle a eu trois filles, est mort en 1962 après 26 ans de mariage. En 1965, elle s'est remariée avec un veuf père de sept enfants, Émilien Brouillette. Il est mort en 1985 et elle est restée proche de ses enfants. « Il était plus jeune que moi et j'aurais préféré mourir à sa place », disait-elle en 2010. C'est à ce moment qu'elle a quitté son Saint-Esprit natal pour s'établir à Saint-Roch-de-l'Achigan.

De ses trois filles du premier lit, l'aînée, Marielle, est morte en 2005 d'un cancer. Les deux autres, Micheline et Jeannine, sont toujours en vie et se sont occupées des funérailles. Mme Turcotte-Brouillette repose au cimetière de Saint-Esprit.

- Avec la collaboration de Catherine Handfield, La Presse

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