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Le Front commun du taxi accuse Québec de museler la Commission des transports

Un porte-parole du Front commun du taxi estime... (Photo Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Un porte-parole du Front commun du taxi estime qu'il s'agit non pas d'un projet-pilote, mais bien d'une manoeuvre visant à anéantir l'industrie du taxi.

Photo Marco Campanozzi, archives La Presse

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La Presse Canadienne

Le Front commun du taxi accuse le gouvernement Couillard de museler la Commission des transports du Québec (CTQ).

Grâce au décret d'urgence adopté jeudi, Uber a pu obtenir un permis d'intermédiaire en services de transport par taxi et ce, sans se soumettre au processus d'évaluation normal.

Ce décret a retiré le droit de contestation de délivrance d'un permis, empêchant des dizaines de chauffeurs de s'opposer à la demande d'Uber devant la CTQ, ce qui risquait de repousser de plusieurs mois le lancement du projet-pilote.

«On est en train de bafouer tout le système législatif pour favoriser une multinationale et ça, c'est inacceptable», s'insurge Benoît Jugand, du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM).

Ainsi, depuis vendredi soir, le projet-pilote est en branle, permettant à Uber d'exploiter légalement un service à Montréal et dans quelques villes du Québec jusqu'en octobre 2017.

Un autre porte-parole du Front commun du taxi, l'ancien ministre Guy Chevrette, estime qu'il s'agit non pas d'un projet-pilote, mais bien d'une manoeuvre visant à anéantir l'industrie du taxi.

«La population devrait être révoltée, a lancé Benoît Jugand, en entrevue avec La Presse canadienne. Ce n'est pas juste l'industrie du taxi, on met en péril 22 000 emplois au Québec !»

M. Chevrette, qui représente du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), dénonce les nombreuses volte-face du gouvernement Couillard, qui a soutenu qu'Uber relevait du covoiturage urbain, puis de l'économie de partage.

«Moi, dans 25 ans, je n'ai jamais vu le processus législatif enclencher un processus de démolition de la sorte. Jamais !», a clamé M. Chevrette en réagissant à l'article publié vendredi soir sur le site internet de La Presse.

Le Front commun du taxi prône plutôt le rachat de 300 permis de taxis par Uber dans le but de maintenir un certain équilibre sur le terrain.

En vertu de l'entente, Uber devra verser une redevance au gouvernement de 0,97 $ par course jusqu'à 50 000 heures effectuées par semaine. Ensuite, jusqu'à 100 000 heures, la redevance s'élève à 1,17 $ par course, puis augmente 1,33 $ pour les heures suivantes.

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