Vent d'espoir pour la mine Wallingford Back

Le flot incessant de visiteurs clandestins à la... (Photo Martin Tremblay, La Presse)

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Le flot incessant de visiteurs clandestins à la mine Wallingford-Back a soulevé la colère des citoyens de Mulgrave-et-Derry, qui souhaitent retrouver leur quiétude.

Photo Martin Tremblay, La Presse

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L'espoir renaît pour la sauvegarde de la mine Wallingford-Back, menacée de démolition. Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (MERN) écarte pour le moment l'idée de la dynamiter afin de donner le temps à des promoteurs de lui présenter des projets récréotouristiques pour valoriser l'endroit.

Le sort de cette mine abandonnée depuis 1972 soulève les passions en Outaouais depuis cet été devant sa soudaine flambée de popularité. Le flot incessant de visiteurs clandestins a soulevé la colère des citoyens de Mulgrave-et-Derry, qui souhaitent retrouver leur quiétude. Mercredi soir, les élus de la MRC de Papineau, responsables de la gestion du site, ont renvoyé la responsabilité du sort de la mine dans le camp du MERN. 

Les 24 maires ont adopté une résolution demandant « au [MERN], en tant que propriétaire du site, de sécuriser de manière sûre et efficace le site de la mine Back et d'interdire son accès en tout temps, soit 365 jours par année ». La MRC dit avoir des ressources limitées et ne pas avoir les moyens de s'en occuper elle-même. « On demande au Ministère de la sécuriser. Il le fera comme il le voudra, mais c'est lui qui va porter l'odieux, ce n'est pas moi et ce ne sont pas les maires de la MRC », a lancé la préfète Paulette Lalande. 

Le MERN dit avoir bien pris note du vote des élus, mais aussi des préoccupations des citoyens qui souhaitent la préservation de la mine. La démolition envisagée pour sécuriser de façon définitive le site a pour le moment été écartée. « On évalue présentement les mesures possibles pour sécuriser le site au maximum, sans compromettre une éventuelle mise en valeur du site », a indiqué à La Presse un porte-parole du Ministère, Sylvain Carrier. 

Les mesures actuellement en place pour protéger la mine se sont révélées insuffisantes pour éloigner les curieux. La clôture entourant la mine est constamment cisaillée par des visiteurs souhaitant explorer la cavité. « Tous les scénarios sont sur la table », se borne à dire pour le moment Sylvain Carrier. 

APPEL AUX PROMOTEURS 

Québec a également pris note de l'intérêt manifesté par un premier promoteur pour mettre de l'avant un projet dans l'ancienne mine. Prêt à étudier tous les projets, le MERN invite tous les promoteurs intéressés à déposer leurs plans auprès du Ministère. 

Lors de la rencontre des élus de la MRC de Papineau mercredi soir, Stéphane Vachon, directeur général d'Arbraska, une entreprise exploitant 10 sites d'aventures au Québec et en Ontario, a manifesté son intérêt pour développer un projet à la mine Back. « C'est un site formidable. C'est assez rare qu'on puisse visiter une mine de quartz, surtout de la façon dont elle a été faite, avec ses piliers. » 

Stéphane Vachon dit comprendre l'exaspération des voisins de la mine, mais précise que se contenter de sécuriser la mine ne suffirait pas à assurer leur quiétude. « Ça ne s'arrêtera pas tant qu'il n'y aura pas un projet structuré. Tournons la malédiction en bénédiction », dit Stéphane Vachon.

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