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Malgré les déboires de l'ONÉ, l'étude québécoise d'Énergie Est suit son cours

L'oléoduc Énergie Est transporterait 1,1 million de barils... (Photo d'archives Le Soleil)

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L'oléoduc Énergie Est transporterait 1,1 million de barils de pétrole brut par jour des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'aux raffineries et au port de Saint-Jean.

Photo d'archives Le Soleil

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La récusation de trois commissaires de l'Office national de l'énergie ne change rien à l'échéancier du gouvernement Couillard, selon lequel des audiences du BAPE sur le projet Énergie Est seraient lancées le mois prochain.

Dans une lettre envoyée à TransCanada en avril, le ministère québécois de l'Environnement a présenté un échéancier détaillé de son évaluation du controversé projet de 16 milliards. Il prévoyait le dépôt d'une étude d'impact en juin, puis une période d'analyse qui déboucherait sur des audiences publiques du BAPE en octobre. 

Ce calendrier devait permettre à Québec de terminer son évaluation du projet en février 2017, afin de ne pas excéder le délai fixé par l'ONÉ pour compléter son propre examen du projet.

Questionné à savoir si le branle-bas qui ébranle l'organisme fédéral modifie l'échéancier des travaux de Québec, le cabinet du ministre de l'Environnement, David Heurtel, a fait savoir que les travaux suivent leur cours. L'étude d'impact produite par TransCanada est toujours sous analyse, a indiqué sa porte-parole, Émilie Simard.

« Lorsque l'étude d'impact sera jugée complète et recevable, tel que le prescrit la Loi québécoise sur l'environnement, le ministre mandatera le BAPE », a indiqué Mme Simard dans une laconique déclaration.

Écologistes déçus

Cette réponse déçoit les écologistes, qui jugent l'étude d'impact de TransCanada « bâclée ». Ils font valoir que le promoteur n'a eu que six semaines pour la produire, un délai qu'ils jugent trop court.

Le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, affirme que Québec doit profiter des délais dans l'évaluation fédérale pour exiger des études plus rigoureuses de la part de la société albertaine.

« Ça n'a aucun bon sens que le gouvernement n'annonce pas qu'il va prendre davantage de temps pour talonner le promoteur afin qu'il produise une étude d'impact complète », a dénoncé M. Bonin.

Le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce, n'a pas rappelé La Presse.

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