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Manifestation à Québec pour la création d'un registre des délinquants sexuels

«La Marche blanche», dont le point de départ... (Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

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«La Marche blanche», dont le point de départ était le Cégep de Sainte-Foy, se termine à l'Assemblée nationale.

Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Des dizaines de personnes ont marché à Québec, samedi après-midi, pour réclamer du gouvernement Couillard qu'il mette en place un registre public des délinquants sexuels.

La «Marche blanche» était organisée par Sophie Dupont, qui milite depuis plus de dix ans pour cette cause qui lui tient à coeur.

Mme Dupont a même créé une page Facebook il y a six ans, intitulée «Registre public des délinquants sexuels au Québec», sur laquelle on retrouve des articles des médias traitant de délinquants sexuels et des documents refilés par des victimes.

En 2007, une pétition de 70 000 noms avait été déposée à l'Assemblée nationale pour demander la mise en place d'un tel registre.

La Marche blanche, dont le point de départ était le cégep de Sainte-Foy, s'est conclue devant l'Assemblée nationale.

La Coalition avenir Québec (CAQ) appuie les revendications des manifestants. Le député caquiste de Lévis, François Paradis, qui était présent à la marche, estime que le gouvernement doit agir dans ce dossier.

«Il est temps maintenant de dire oui à cette volonté populaire, a soutenu M. Paradis. Cela fait partie du droit à l'information, pour se sécuriser, pour permettre aux parents et aux familles d'avoir ce devoir de vigilance, et non de vengeance. Si cette information ne fait pas partie d'un registre public, elle est difficile à trouver», a-t-il ajouté.

D'autres personnalités, comme l'ex-ministre de la Justice Marc Bellemare et Michel Surprenant, dont la fille Julie a été assassinée, ont participé au rassemblement.

Interrogée sur ce dossier, la criminologue et ex-députée fédérale Maria Mourani estime que l'idée d'un tel registre public n'est pas mauvaise en soi, mais croit qu'il faudrait faire une analyse en profondeur de la question avant de le mettre en place. Elle a souligné les erreurs qui peuvent survenir, comme c'est souvent le cas aux États-Unis. Pour elle, cela peut représenter un couteau à double tranchant.

À son avis, il est bon de savoir si son voisin est un pédophile, par exemple, mais elle dit craindre les réactions de certains membres du public qui pourraient être virulentes en l'apprenant.

L'ex-députée rappelle que les policiers ont déjà accès à une banque de données de délinquants sexuels contenant beaucoup d'informations.

Maria Mourani souligne par ailleurs que les agressions sexuelles visant les enfants sont commises par des membres de la famille ou des proches dans plus de 95 % des cas.

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