Le Canada réaffirme son engagement envers l'Afrique

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Lors de son voyage en Afrique de l'Ouest, la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a notamment rencontré le ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale du Mali, Abdoulaye Diop.

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(Sherbrooke) Après avoir visité trois pays de l'Afrique de l'Ouest en quatre jours, la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, affirme que l'Afrique fait présentement face à des enjeux majeurs nécessitant l'aide du Canada. C'est pourquoi elle a notamment annoncé, au cours de son voyage, un investissement de 112,6 M$ sur cinq ans pour le développement du Sénégal.

Une part importante de cette somme, soit 50 M$, sera dédiée à la réalisation du Plan Sénégal Émergent, qui représente la stratégie de développement économique du pays. Le gouvernement sénégalais recevra également 20 M$ afin d'améliorer sa gouvernance.

« On a entre autres appuyé le gouvernement du Sénégal pour qu'il puisse développer et renforcer son système d'éducation. On a également subventionné des projets pour l'éducation et la protection des enfants. Par exemple, concrètement, on veut qu'il y ait des toilettes séparées pour les deux sexes dans les écoles, pour que les filles n'arrêtent pas d'aller à l'école le jour où elles ont leurs règles. C'est un enjeu majeur là-bas », explique la députée de Compton-Stanstead.

Parmi les autres projets qui ont reçu des subventions, l'Institut africain des sciences mathématiques (AIMS) s'est vu octroyer 20 M$, alors que le programme Bon départ, qui vise à améliorer la nutrition des femmes et des adolescentes sénégalaises en s'attaquant à l'anémie, a obtenu 1,7 M$.

« Au Mali, j'ai fait l'annonce d'un investissement de 10 M$ pour un projet en partenariat avec le Programme alimentaire mondial, qui a pour objectif de contribuer à la dignité des personnes qui reçoivent de l'aide humanitaire », souligne la ministre.

Mme Bibeau a aussi profité de son passage au Mali pour s'arrêter au Centre de santé communautaire, qui a été mis sur pied grâce à une collaboration de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke

Terminant son voyage par une journée au Burkina Faso, Mme Bibeau mentionne qu'elle n'a pas fait d'annonces spécifiques, mais a plutôt « visité des projets déjà en cours ».

Deux grands défis

« L'objectif de cette mission, c'était, d'une part, de confirmer notre engagement à l'égard de l'Afrique, plus particulièrement de l'Afrique francophone », indique Mme Bibeau.

« D'autre part, le premier ministre m'a confié comme mandat de recentrer l'aide internationale sur les plus pauvres, les plus vulnérables et les États fragiles, (...) alors cette mission servait aussi à ce je puisse entendre directement de la part des gouvernements, des organisations, des groupes de femmes, etc., leurs besoins et leurs priorités, pour m'assurer que nos nouvelles politiques soient bien alignées avec ceux-ci. »

Mme Bibeau raconte avoir constaté que l'Afrique francophone avait deux « immenses défis » à relever, soit l'explosion démographique et l'accès à l'eau potable.

« À certains endroits, c'est plus de la moitié de la population qui est âgée de moins de 16 ans, souligne-t-elle. (...) Ça fait en sorte qu'il y a tout un défi pour les services publics, à commencer par l'éducation. Il faut s'assurer que tous ces jeunes-là aient l'opportunité d'aller à l'école, et qu'ils puissent croire en leur avenir. Sinon, les risques sont grands qu'ils aient envie de prendre le bateau et que la crise des réfugiés prenne encore plus d'ampleur, (...) ou qu'ils se sentent désoeuvrés et décident de rejoindre des groupes terroristes, des groupes armés. »

Quant à l'eau potable, la ministre fait valoir qu'en plus d'être essentielle à la vie, cette ressource est fondamentale pour la santé de la population et la croissance économique de ces pays.

« C'est aussi un enjeu de sécurité, parce que quand les femmes doivent marcher des kilomètres pour aller chercher de l'eau, elles sont plus à risque de subir des violences, ajoute-t-elle. Et le temps qu'elles passent là, elles ne le passent pas à l'école. J'ai même eu des témoignages qui disaient que la rareté de l'eau créait déjà des conflits entre les communautés. »

À la vue de ces enjeux, Marie-Claude Bibeau considère que le Canada avait « un devoir de se réengager, notamment pour la paix et la sécurité dans le monde ».

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