Le SPVM sévit contre des crack houses

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Le SPVM a fait trois descentes contre des crack houses d'Hochelaga-Maisonneuve au cours des deux dernières semaines.

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Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé hier avoir fait trois descentes contre des crack houses d'Hochelaga-Maisonneuve - déjà connues de ses agents - au cours des deux dernières semaines.

La police a dit avoir agi « à la suite de plaintes de citoyens du secteur » dérangés par les activités illicites qui s'y déroulaient.

« Les enquêteurs de la Section des enquêtes multidisciplinaires et coordination jeunesse de la Division Est en collaboration avec les policiers du poste de quartier 23 ont procédé à deux perquisitions » mardi dernier, a indiqué le SPVM par communiqué, quant à la dernière des trois opérations. Elle visait « deux points de vente et de consommation de stupéfiants ».

Près d'une dizaine de « roches » de crack auraient été saisies au cours des trois opérations, qui ont aussi donné lieu à l'expulsion des occupants illégaux de ces endroits. La plus récente des descentes s'est conclue avec l'arrestation de six personnes. « Celles-ci devraient comparaître sous peu sous diverses accusations, dont trafic de stupéfiants et bris de conditions », a indiqué la police dans un communiqué.

« Les opérations visaient à rétablir un certain calme dans le quartier. C'est important pour nous que les citoyens sachent que nous travaillons pour eux et que nous ne tolérons pas les actes criminels commis dans le quartier », a affirmé le chef du poste de police local, Martial Mallette, dans le même texte.

L'an dernier, un anthropologue ayant passé un an dans les crack houses du secteur avait affirmé à Montreal Gazette qu'elles y étaient si nombreuses que certains toxicomanes avaient rebaptisé le quartier « Rochelaga ».

Nelson Arruda rapportait aussi que ces lieux sordides étaient en fait gouvernés par des règles clairement établies : toute autre drogue que le crack y est interdite, le consommateur peut y consommer sur place pendant 20 minutes à condition d'acheter pour au moins 20 $ de drogue. Aucun vol n'est toléré et aucun crédit n'est offert. Les récalcitrants « se font expulser, frapper et bannir », a-t-il affirmé au quotidien anglophone.

ÉCLOSION DE TUBERCULOSE

Les crack houses de Montréal sont actuellement le théâtre d'une éclosion de tuberculose qui a fait 12 nouveaux malades seulement l'an dernier, soit trois fois plus qu'en 2014, a révélé La Presse en juillet. La santé publique admettait alors les « résultats mitigés » de ses efforts pour combattre la maladie.

« C'est inquiétant. On suit de très près cette éclosion et on réfléchit à toutes sortes de moyens pour la combattre  », avait affirmé Marie Munoz-Bertrand, médecin-conseil à la Direction de santé publique de Montréal, en entrevue téléphonique.

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