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Affaire Jurvetson: un témoin clé rencontré par La Presse

Paul Robert, artiste de rue, se souvient très... (Photo IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Paul Robert, artiste de rue, se souvient très bien de la jeune Reet Jurvetson, qui fréquentait le café Image situé sur l'avenue du Parc et où il travaillait comme serveur.

Photo IVANOH DEMERS, LA PRESSE

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La Presse a retrouvé un témoin clé que la police de Los Angeles recherchait depuis des semaines dans l'enquête sur le meurtre Reet Jurvetson, cette Montréalaise tuée de 150 coups de couteau en Californie en 1969. L'homme ouvre de nouvelles pistes dans cette affaire qui a fait la manchette partout en Amérique du Nord.

Reet Jurvetson a été tuée de 150 coups... (Photo archives La Presse Canadienne) - image 1.0

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Reet Jurvetson a été tuée de 150 coups de couteau en 1969 à Los Angeles.

Photo archives La Presse Canadienne

Les enquêteurs de l'escouade des crimes non résolus de la police de Los Angeles (LAPD) croient que Paul Gipsy Robert, 66 ans, un artiste peintre qui était serveur dans un café fréquenté par la victime avant son départ de Montréal, dans les années 60, pourrait faire progresser l'enquête sur cette sordide histoire.

Il n'est pas considéré comme un suspect, mais plutôt comme une précieuse source de souvenirs de cette époque. Les policiers américains sont même venus à Montréal en mars pour tenter, en vain, de le retrouver parmi les illustrateurs qui fréquentent le Vieux-Montréal.

La Presse l'a retrouvé grâce à l'aide du caricaturiste du journal Le Droit, Bado. Après la diffusion du nom de Paul Robert par la police, le dessinateur s'est souvenu d'un ancien collègue de classe, féru de dessin.

Contacté par notre équipe, M. Robert a accepté une rencontre pour partager ses souvenirs. Nous lui avons montré des photos de la victime. Il se rappelle très bien la jeune Reet Jurvetson, qui fréquentait le café Image, Mecque des hippies, où il travaillait comme serveur sur l'avenue du Parc. À l'époque, il avait une relation avec l'une de ses bonnes amies.

Il se souvient aussi de celui qui était son copain, un Québécois sosie du chanteur du groupe The Doors, Jim Morrison. Sa description correspond à celle d'un homme que Mme Jurvetson serait allée rejoindre en Californie juste avant sa mort et qui est considéré comme une « personne d'intérêt » par la police. C'est lui que le LAPD espère retrouver grâce au témoignage de Paul Robert.

M. Robert a accepté que nous le mettions en contact avec le LAPD. Les enquêteurs doivent entrer en relation avec lui sous peu.

« Tout ce que nous voulons, ce sont des détails sur Reet Jurvetson, ses amis et ce Jean...ou Pierre... ou Jean-Pierre »

- Veronica Conrado, détective au LAPD

L'AMOUREUX MYSTÉRIEUX

Qui est donc cet amoureux de l'époque qui pourrait fournir certains indices sur les circonstances entourant la mort de Mme Jurvetson ? Pour le moment, la police n'a aucune idée de qui il est ou de ce qu'il est devenu. Les enquêteurs n'ont qu'un prénom, Jean, ainsi qu'une description physique.

Cette description correspond parfaitement à l'homme dont se souvient Paul Robert. Mais dans son souvenir, il s'appelait plutôt Pierre. Il ne connaît pas son nom de famille. Il étudiait en médecine à l'université.

« Il était toujours propre. Il portait une belle veste en jeans et une chemise blanche avec ses longs cheveux qui lui tombaient sur les épaules. Il ressemblait vraiment à Jim Morrison », se souvient-il.

Pierre, ou Jean, quel que soit son nom, allait souvent au Café Image avec Mme Jurvetson, grande et belle, l'air un peu hautain, les yeux cachés par une longue frange et du maquillage très sombre. Elle se faisait appeler Rita.

Elle n'avait pas peur d'envoyer promener les garçons, même les plus intimidants.

Et à l'Image, il y en avait. L'endroit enfumé était un point de rendez-vous des membres du groupe motard criminel Satan's Choice, l'un des premiers à Montréal. Il y avait régulièrement des descentes de police.

Est-ce que Reet Jurvetson ou son copain frayait avec les motards ? Impossible de le savoir, répond Paul Robert. « À l'époque, tout allait très vite. Le monde était dans un tournant. On se croisait, mais on ne savait pas tout les uns des autres. Et on était jeunes. On ne voyait pas tout. »

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Toute personne détenant de l'information peut joindre les détectives Luis Rivera et Veronica Conrado à l'unité des crimes non résolus du LAPD au 213 486-6818

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