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La mémoire de Bernard Lamarre saluée par des centaines de personnes

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Bernard Lamarre a été associé à de nombreux projets qui ont contribué à faire rayonner le génie québécois à l'international.

Archives La Presse

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies vendredi pour les funérailles de Bernard Lamarre, cet architecte du «Québec inc.» et philanthrope influent décédé le 30 mars à l'âge de 84 ans.

Pendant plus de 90 minutes, en la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, de vibrants hommages ont été rendus à celui qui a laissé une «empreinte indélébile» sur le génie québécois en contribuant à le faire rayonner à l'international.

En revenant sur la carrière de M. Lamarre, l'ex-premier ministre péquiste Lucien Bouchard a notamment qualifié le défunt de «pilier» de la société québécoise.

«Avec lui disparaît une époque davantage animée par la volonté de construire que par les angoisses du principe de précaution», a raconté M. Bouchard, au podium, non loin du cercueil de M. Lamarre, sur lequel était déposée une gerbe de fleurs.

Au Québec, l'ingénieur a entre autres contribué à la réalisation du pont-tunnel Louis-Hyppolite Lafontaine, de l'échangeur Ville-Marie, du Complexe Desjardins ainsi que du Stade olympique.

L'ancien premier ministre n'a également pas manqué de souligner la passion de M. Lamarre pour le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), dont il a occupé la présidence de 1893 à 1991 pour ensuite prendre la tête du conseil d'administration de 1997 à 2008.

«Son cher musée, il l'a entouré de tous ses soins avec une ferveur d'amour», a dit M. Bouchard.

Collègue de travail depuis 1962 à l'époque de Lalonde Valois Lamarre Valois et Associés, Armand Couture a raconté avoir perdu un ami, qui a été un «grand visionnaire» et une «figure dominante» du Québec moderne.

Dans son discours, M. Couture a dit que ami avait su combiner plusieurs talents, rappelant au passage que malgré ses difficultés dans les années 1980, la firme Lavalin avait apporté beaucoup à SNC dans le cadre de la fusion ayant mené à la création du géant SNC-Lavalin.

«L'importance du carnet de commandes de Lavalin à l'international a apporté beaucoup à SNC», a souligné M. Couture.

Passionné d'art de longue date, Bernard Lamarre n'a «jamais considéré les artistes comme des bénéficiaires, mais des partenaires», s'est souvenu la directrice et conservatrice en chef du MBAM, Nathalie Bondil.

Le frère de M. Lamarre, François, ainsi que les enfants du disparu, Monique et Jean, se sont également adressés aux personnes présentes.

Avant la fin de la cérémonie, Jean Lamarre a livré une rétrospective des grands moments de la vie de son père, du début de sa carrière, en passant par la rencontre de sa femme Louise - décédée en 2002 - ainsi que les semaines avant qu'il ne rende son dernier souffle.

«Rien n'était à son épreuve, a dit Jean Lamarre. Toutefois, le toit du Stade olympique (ouvrage sur lequel M. Lamarre a oeuvré) est toujours demeuré une énigme pour lui.»

Le fils du défunt a également rappelé que «même dans la défaite», en 1990, lorsque Lavalin était dans les câbles, Bernard Lamarre a fait preuve de «force» en acceptant la fusion avec SNC pour sauver des milliers d'emplois au Québec.

Rencontré à l'extérieur sur le parvis, l'ancien président de SNC au moment de la fusion avec Lavalin, Guy St-Pierre, s'est remémoré un travailleur acharné qui était un concurrent féroce.

«Il lègue beaucoup, a-t-il raconté. Il était déterminé. Bernard a pris une firme relativement petite pour la faire grandir et évoluer sur le marché international avec beaucoup de succès.»

En plus des gens d'affaires comme Paul Desmarais, Henri-Paul Rousseau, Michel Nadeau et Thierry Vandal, de nombreux dignitaires politiques sont venus rendre un dernier hommage à M. Lamarre.

Les ex-premiers ministres Bernard Landry, Jean Charest et Pauline Marois étaient présents, tout comme les chefs péquiste Pierre Karl Péladeau et caquiste François Legault.

«Bernard a fait partie de la décolonisation du Québec, s'est souvenu M. Landry. On n'avait aucun contrôle sur l'économie avant la Révolution tranquille. Des gens comme lui ont changé les choses.»

Le gouvernement Couillard avait dépêché les ministres Christine St-Pierre et Kathleen Weil, alors que le gouvernement fédéral était représenté par le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

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