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Louise Arbour devient l'ambassadrice de la Clinique juridique itinérante

Louise Arbour, ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits... (Photo Darren Calabrese, archives PC)

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Louise Arbour, ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et ex-juge à la Cour suprême du Canada.

Photo Darren Calabrese, archives PC

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Fondée il y a deux ans par un étudiant en droit de l'UQAM, une clinique juridique qui accompagne les sans-abri de Montréal à travers les dédales du système judiciaire vient de se trouver un appui de taille. L'ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et ex-juge à la Cour suprême du Canada Louise Arbour a accepté de devenir ambassadrice de la Clinique juridique itinérante.

« Je dois vous avouer que je suis sollicitée pour toutes sortes de bonnes causes, mais ce projet, ça me parle particulièrement », a-t-elle déclaré lors d'une entrevue avec La Presse. « Je pense qu'ils se sont impliqués dans un créneau où ils peuvent avoir beaucoup d'impact. »

La Clinique juridique itinérante est formée de 35 étudiants en droit provenant de l'Université du Québec à Montréal, de l'Université de Montréal et de l'Université McGill. Ces étudiants sont supervisés par 12 professeurs et avocats du Barreau.

La clinique pose fréquemment son kiosque d'information dans 10 refuges ou centres de jour de Montréal pour offrir de l'information juridique et de l'accompagnement. Au besoin, ils peuvent recommander les gens à un avocat de l'aide juridique ou à un avocat prêt à prendre une cause pro bono (bénévolement).

« Les étudiants en droit ont le grand privilège d'avoir accès à une compréhension d'un système qui est très, très complexe. On veut redonner à la société, car on est conscients de ce privilège », a expliqué l'une des bénévoles de la clinique, Katherine Richardson-Arnould, qui étudie à la faculté de droit de McGill.

UN SYSTÈME « DIFFICILE »

Depuis le lancement de la clinique, 450 personnes ont été rencontrées. Le travail des étudiants bénévoles a mené à 48 ententes de paiement en vue de régler, à terme, 232 596 $ d'amendes impayées. Par ailleurs, 84 ententes pour régler des dettes judiciaires ont été conclues avec les tribunaux.

« Une des choses que j'ai apprises, c'est que le système bureaucratique est difficile pas seulement pour eux, mais pour tout le monde », explique Donald Tremblay, étudiant à l'UQAM et fondateur de la clinique.

« On se rend compte que le système n'est pas indisponible, il faut juste savoir comment s'y prendre », ajoute Erik Polidoro, étudiant en droit à l'Université de Montréal et coordonnateur de la clinique.

Depuis la fondation de la clinique, étudiants et professeurs ont investi 3000 heures de bénévolat. En plus de l'appui de Mme Arbour, elle a aussi celui de l'UQAM, qui a maintenant accepté de lui fournir des locaux.

« On parle beaucoup d'accès à la justice, mais dans notre cas, c'est exactement cela qu'on fait », souligne Liane Tremblay-Bardier, étudiante en droit à l'Université de Montréal. « On est là pour vulgariser afin que les gens puissent mettre en oeuvre leurs droits et qu'ils puissent prendre possession de ce qui, au fond, est à eux. »

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