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Une réglementation moindre pour le taxi, mais plus élevée pour Uber?

Une manifestation à l'aéroport Montréal-Trudeau.... (Archives, La Presse)

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Une manifestation à l'aéroport Montréal-Trudeau.

Archives, La Presse

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Devant la commission parlementaire sur l'industrie du taxi, mercredi, la Fédération des chambres de commerce du Québec a proposé une solution mitoyenne pour tenter d'apaiser la grogne, soit de réduire la réglementation imposée à l'industrie actuelle du taxi et d'accroître celle qui concerne Uber.

La commission parlementaire en est à son avant-dernière journée d'audiences sur le transport rémunéré de personnes. Le ministre des Transports, Jacques Daoust, devra ensuite trancher la question.

Mercredi midi, la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, a soutenu qu'il ne fallait pas chercher à freiner Uber, qu'elle associe à «l'innovation», mais plutôt à adopter un nouveau cadre réglementaire pour toute l'industrie du taxi.

«L'actuel système de permis de taxi ne pourra survivre, dans la mesure où il vise le contingentement de l'offre. Monsieur et madame Tout-le-Monde pourront le contourner de plus en plus facilement, peu importe si la technologie est portée par Uber, par Facebook ou par un nouveau joueur qu'on n'a pas encore imaginé» a conclu Mme Bertrand.

Elle propose donc ce qu'elle a appelé un «level playing field», en vertu duquel les chauffeurs de taxi agréés ne seraient plus soumis qu'à «des obligations minimales véritablement en lien avec la santé et la sécurité du public».

Et, de l'autre côté, les autres types de transporteurs comme Uber devraient être contraints de payer la Taxe sur les produits et services (TPS) et la Taxe de vente du Québec (TVQ), en plus de payer des impôts sur le revenu.

«Uber devrait être tenu d'informer les gouvernements des revenus gagnés par ses chauffeurs et aussi de déclarer au Québec les revenus qu'il y gagne», a plaidé Mme Bertrand.

De leur côté, les propriétaires de taxis de la région de Montréal ont décrit la situation précaire dans laquelle plusieurs d'entre eux se trouvent, obligés de faire rouler leurs voitures 24 heures sur 24 en les louant à d'autres chauffeurs, afin d'en amortir les coûts.

Les dépenses de fonctionnement à elles seules sont de 555,27 $ par semaine, en excluant le coût du permis, a signalé Edgar El Kalaani, principal porte-parole du Regroupement des propriétaires de taxis de Montréal.

«UberX, ce service est vraiment révolutionnaire: elle exploite un modèle d'affaires au mépris des lois, elle utilise des gens pour faire du taxi amateur et des salaires de pitance, elle met en danger le gagne-pain des chauffeurs professionnels et des actifs d'artisans investisseurs, elle hausse les prix de façon dramatique lors de certains événements et certains jours. Toute une révolution! Mais à qui profite-t-elle? Assurément pas à la société québécoise», s'est-il exclamé.

La valeur au marché de l'ensemble des permis de taxi, avant l'arrivée d'Uber, a été estimée à une somme de 1,3 à 1,7 milliard. Mais lors des échanges avec les députés et le ministre Daoust, les parties ne s'entendaient pas sur la valeur qui devrait être aujourd'hui associée à ceux-ci. Certains intervenants devant la commission parlementaire ont en effet évoqué la possibilité qu'une autorité rachète ces permis de taxi en plus d'y revoir les règles.

Le Regroupement des propriétaires a proposé lui aussi des changements, notamment celui d'une tarification modulée en fonction des journées fériées et des nuits, par exemple, sans aller jusqu'à la «tarification dynamique» d'Uber qui fait que le tarif croît avec la demande.

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