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Refonte du Code de la route: Vélo Québec dans l'ombre d'Uber

Alors que la refonte du Code de la... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Alors que la refonte du Code de la sécurité routière, attendue depuis des mois au Québec, ne s'est toujours pas concrétisée, Vélo Québec craint de voir cette importante pièce législative à nouveau reportée.

Photo Bernard Brault, La Presse

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Alors que la refonte du Code de la sécurité routière, attendue depuis des mois au Québec, ne s'est toujours pas concrétisée, Vélo Québec craint de voir cette importante pièce législative à nouveau reportée.

« Actuellement, Uber prend toute la place au ministère des Transports. On a peur de passer en dessous de la table », affirme la présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau.

En juillet 2014, à la suite de la mort tragique de la cycliste Mathilde Blais sous le viaduc de la rue Saint-Denis, à Montréal, Québec avait mis sur pied un groupe de discussion pour revoir le Code de la sécurité routière.

Après quelques réunions, le groupe a terminé son mandat en décembre 2014. « Québec avait alors annoncé le Code révisé pour le printemps 2015. Puis pour l'automne 2015. Puis pour ce printemps. Mais il n'y a toujours rien », déplore Mme Lareau.

Celui qui avait amorcé les procédures, l'ancien ministre des Transports Robert Poëti, a été remplacé par Jacques Daoust en janvier.

« On a vraiment peur que le dossier de révision du Code de la route ne prenne le bord, note Mme Lareau. La dernière grosse révision du Code remonte à 1979-1980. Nous avons un Code très axé sur la voiture. On est dû pour un changement en profondeur. »

Amendes salées pour les portières

Vélo Québec croit notamment que Québec doit imposer des amendes salées aux automobilistes qui frappent des cyclistes en ouvrant négligemment leur portière. Actuellement, l'amende s'élève à 30 $. « Nous aimerions plutôt que l'infraction soit sanctionnée plus sévèrement, comme dans le cas des voitures qui ne respectent pas la signalisation des autobus jaunes », affirme Mme Lareau.

Même si Vélo Québec appuie le port du casque protecteur, l'organisme ne veut pas d'une loi qui l'obligerait. « Il faut se concentrer sur les changements d'infrastructures et de comportement », estime Mme Lareau.

Au cabinet du ministre Daoust, on assure que la refonte du Code de la sécurité routière est « importante pour le ministre ». Mais un tel changement devra être étudié d'abord en commission parlementaire et « plusieurs projets sont actuellement à l'étude dans la commission des transports et l'environnement », rappelle l'attachée de presse du ministre, Melissa Turgeon. La commission est actuellement en consultation sur l'industrie du transport rémunéré de personnes (Uber) et reprendra ensuite l'étude du projet de loi modifiant l'organisation et la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal. « Le dépôt du nouveau Code se fera quand l'agenda de la commission parlementaire et de l'Assemblée nationale le permettra », explique Mme Turgeon.

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