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Le Québec accueillera une conférence sur la radicalisation

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Ce sommet portera plus précisément sur la lutte à la radicalisation menant à la violence par l'entremise d'Internet.

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La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le Québec accueillera à la fin de l'année une conférence internationale importante sur la radicalisation et le terrorisme.

Cette conférence sous l'égide de l'UNESCO pourrait accueillir entre 400 et 500 experts et chercheurs de partout dans le monde.

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, en a fait l'annonce dans une entrevue lundi, moins de deux semaines après l'attentat terroriste sanglant perpétré contre des Québécois notamment, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Il s'agit du plus lourd bilan pour le Canada depuis les attentats du 11 septembre 2001, avec six morts.

Ce sommet portera plus précisément sur la lutte à la radicalisation menant à la violence par l'entremise d'Internet. La date et le lieu de la conférence restent à déterminer.

Au cours d'un entretien téléphonique depuis Bruxelles où elle termine une mission, la ministre a néanmoins été très prudente en évitant d'employer le mot terrorisme.

«Il faut bien cibler, on ne peut aller dans tous les sens, à tous azimuts. On veut être capable de cadrer notre sujet et bien sûr Internet joue un rôle majeur dans la question de la radicalisation. (...) Ça ne veut pas dire qu'on n'abordera pas d'autres sujets», a-t-elle dit.

Il reste des «choses à peaufiner» à propos de cette conférence, où Mme St-Pierre souhaite voir des échanges et des discussions, mais aussi l'engagement des jeunes.

«C'est très pertinent. Quand on parle de radicalisation, on parle des jeunes», a-t-elle précisé.

La ministre des Relations internationales a indiqué que le Québec avait manifesté son intérêt après un appel lancé par l'UNESCO en juin dernier afin que des gestes soient posés en matière de radicalisation.

«On veut montrer qu'on fait partie de la communauté internationale qui s'interroge sur cet enjeu, a-t-elle justifié. C'est notre façon de nous démarquer sur la scène internationale.»

Dans son communiqué, la ministre a rappelé qu'elle avait présenté à l'UNESCO le Plan d'action du gouvernement Couillard 2015-2018 en matière de lutte à la radicalisation.

C'est le Québécois Clément Duhaime, l'ancien administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui a été nommé chargé de mission pour la tenue de ce forum international.

L'UNESCO est l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Son siège est à Paris. Même s'il n'est pas un État, le Québec dispose d'un représentant permanent au sein de la délégation canadienne, en vertu d'un accord signé entre le précédent gouvernement  de Stephen Harper et le gouvernement du Québec, dirigé à l'époque par Jean Charest.

Ottawa est au courant de la tenue de cette rencontre internationale, a précisé Mme St-Pierre. «Je pense que le fédéral va se réjouir de la venue de cette conférence», a-t-elle conclu.

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