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Les inégalités sociales rendraient les riches moins généreux

« Il se peut que dans les sociétés les... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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« Il se peut que dans les sociétés les plus inégales, les riches se trouvent dominants et importants. Ils n'ont pas besoin du sentiment positif, de la validation qu'amène un don », dit Stéphane Côté, de l'Université de Toronto.

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Les inégalités sociales rendent les riches plus égoïstes, selon une nouvelle étude torontoise, réalisée par un économiste québécois s'appuyant sur des données américaines.

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A homeless woman sits on 5th Avenue at 42nd Street in New York January 4, 2016 as she tries to stay warm in the cold temperatures. New York Governor Andrew Cuomo signed an executive order on January 3 that will make it mandatory to bring the homeless in out of the cold. The order, which goes into effect on January 5, calls for the involuntary taking of the homeless to shelters when the weather drops to 32 degrees or colder. AFP PHOTO / TIMOTHY A. CLARY

« De nombreuses études ont montré que les gens de milieux aisés sont moins généreux en termes de dons de charité », explique Stéphane Côté, de l'Université de Toronto, l'auteur principal de l'étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academies of Sciences. « D'autres prouvaient le contraire. Nous avons voulu tester l'hypothèse et nous sommes rendu compte que les inégalités sociales expliquent peut-être les résultats différents des études sur les riches. »

Les riches sont en fait légèrement plus généreux que les pauvres dans les sociétés où les inégalités de revenus sont moindres. Mais ils le sont beaucoup moins dans les sociétés plus inégales.

« Il se peut que dans les sociétés les plus inégales, les riches se trouvent dominants et importants, dit M. Côté. Ils n'ont pas besoin du sentiment positif, de la validation qu'amène un don. Ils se disent qu'ils méritent ce qu'ils ont parce qu'ils sont plus compétents que les autres. Leur richesse relative ne leur donne visiblement pas de sentiment de culpabilité. »

Contrebalancer le phénomène

Lili-Anna Pereša, présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal, confirme les résultats de l'étude de M. Côté. « Depuis une quinzaine d'années, on vise spécifiquement les grands donateurs dans nos campagnes de financement, pour contrebalancer le phénomène, dit Mme Pereša. Nous sommes en contact direct avec 400 personnes, pour qui nous organisons des tournées d'organismes afin qu'ils constatent les besoins et le travail accompli. »

En 2000, les « grands donateurs » de Centraide (dons de plus de 10 000 $) représentaient 9 % des sommes recueillies. Cette proportion a augmenté à 20 % en 2014. La proportion des dons des « leaders » (dons de plus de 1000 $) a aussi augmenté, de 12 à 19 % du total recueilli.

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