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Nombreux hommages aux victimes québécoises de l'attentat à Ouagadougou

  • Charles-Élie Carrier, Yves Carrier, Gladys Chamberland, Maude Carrier et Louis Chabot, victimes du raid djihadiste qui a eu lieu a Ouagadougou au Burkina Faso le 16 janvier 2016. (Photo fournie par la famille)

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    Charles-Élie Carrier, Yves Carrier, Gladys Chamberland, Maude Carrier et Louis Chabot, victimes du raid djihadiste qui a eu lieu a Ouagadougou au Burkina Faso le 16 janvier 2016.

    Photo fournie par la famille

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  • Maude Carrier (Photo tirée de Facebook)

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    Maude Carrier

    Photo tirée de Facebook

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  • Yves Carrier (Photo fournie par la famille)

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    Yves Carrier

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  • Gladys Chamberland (Photo tirée de Facebook)

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    Gladys Chamberland

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  • Charles-Élie Carrier (Photo fournie par la famille)

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    Charles-Élie Carrier

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  • Louis Chabot (Photo fournie par la famille)

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    Louis Chabot

    Photo fournie par la famille

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  • Suzanne Bernier (Photo tirée de Facebook)

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    Suzanne Bernier

    Photo tirée de Facebook

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  • Sur le pas de la porte de la maison des Carrier, Nicolas a déposé une gerbe de fleurs avec une photographie de son ami Charles-Élie et lui à ses 11 ans. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Sur le pas de la porte de la maison des Carrier, Nicolas a déposé une gerbe de fleurs avec une photographie de son ami Charles-Élie et lui à ses 11 ans.

    Le Soleil, Erick Labbé

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La Presse Canadienne
Montréal

De nombreuses personnes se sont recueillies dimanche devant le domicile de la famille Carrier, à Lac-Beauport, dans la région de Québec, qui a été décimée lors de la sanglante attaque terroriste qui a coûté la vie à 29 personnes, dont six Canadiens, à Ouagadougou, au Burkina Faso, vendredi.

Plusieurs ont laissé des messages de sympathie pour les deux autres membres de la famille.

Yves Carrier, un enseignant et directeur d'école à la retraite, sa conjointe Gladys Chamberland, du ministère des Ressources naturelles, sa fille issue d'un précédent mariage, Maude Carrier, une enseignante de l'école secondaire Cardinal-Roy, à Québec, et le demi-frère de Maude, Charles-Élie, un animateur au centre de plein-air le Saisonnier, à Lac-Beauport, ont tous été tués. Deux amis de la famille qui les accompagnaient en Afrique ont aussi péri lors de l'attaque: Louis Chabot, un collègue de Maude Carrier qui enseignait à l'école secondaire Boudreau, et Suzanne Bernier, une retraitée qui avait été directrice aux écoles primaires Saint-Albert-le-Grand et Saint-Paul Apôtre.

M. Carrier a notamment été directeur adjoint à l'école secondaire Jean-de-Brébeuf, dans la vieille capitale, tandis que Mme Carrier, elle même mère deux enfants, et M. Chabot y ont enseigné pendant de nombreuses années.

La page Facebook de la concentration musique de l'établissement scolaire leur a rendu hommage dimanche. «Collègues et amis, nous avons tous été choyés de les côtoyer. Ils feront toujours partie des personnes les plus gentilles, authentiques et généreuses que nous ayons connues», pouvait-on lire sur le message affiché.

Karine Paquet, une amie d'enfance, a dit, lors d'une entrevue téléphonique à La Presse Canadienne, qu'elle n'avait jamais connu quelqu'un «qui n'avait pas aimé Maude».

«Elle avait une belle grandeur d'âme, une merveilleuse générosité elle savait accueillir les gens. Elle était respectueuse, elle était amante. C'est la plus belle personne que j'ai pu rencontrer dans ma vie», a-t-elle dit en refoulant ses larmes.

Selon Mme Paquet, Maude Carrier adorait son travail d'enseignante. «Elle se donnait beaucoup. elle s'est toujours engagée à 100% dans ce qu'elle faisait. Elle aimait aider et soutenir les autres. ce n'est pas pour rien qu'elle s'était engagé dans un voyage humanitaire.»

Gladys Chamberland était conseillère en communication au ministère des Ressources naturelles du Québec où elle s'occupait surtout des dossiers touchant les mines, notamment du congrès Québec Mines qui se déroule chaque automne dans la capitale. «Nous sommes tous sous le choc, a reconnu un de ses collègues, Nicolas Bégin. Nous nous sommes réunis au bureau cet après-midi (dimanche) pour en parler.»

M. Bégin a qualifié Mme Chamberland de «rayon de soleil sur deux pattes». «C'était une personne très très professionnelle qui était toujours de bonne humeur. C'était une personne exceptionnelle.»

Charles-Élie Carrier était aussi un étudiant qui aimait les activités extérieures, selon une de ses amies Laurie Gagnon. «Il était un super ami, il aimait les enfants, adorait sa famille et ses amis. (C'était) un gars de party, très serviable et honnête», a-t-elle écrit dans un courriel transmis à La Presse Canadienne.

La famille Carrier séjournait au Burkina Faso depuis près d'un mois pour participer à la construction d'une école. Tous s'étaient rendus au Burkina Faso à l'appel de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

La conseillère générale de l'organisation, la religieuse Lise Desrochers, était atterrée lorsqu'elle a été informée de leur triste fin. «Ils étaient tellement là par hasard. Ils ne sont responsables de rien. C'est un choc pour ma communauté mais surtout pour la famille et les proches», a-t-elle soutenu

Trois des victimes devaient revenir au Canada samedi après-midi, leur mission humanitaire étant terminée. «Ils étaient venus faire leurs bagages et prenaient un repas ensemble avant de se rendre à l'aéroport», a indiqué Rose-Anne Rousseau, une autre membre de la communauté religieuse.

La Commission scolaire de la Capitale a publié un bref communiqué sur sa page Internet, disant avoir appris «avec consternation le décès de deux membres de son personnel enseignant de même que de deux directions d'école retraitées dans l'attentat survenu». Elle a offert ses condoléances aux familles, collègues et amis des victimes. Elle a aussi indiqué qu'un soutien psychologique sera offert aux élèves et aux membres du personnel des écoles affectées par ce drame dès le début de la journée de lundi.

Elle a plus tard annoncé que les cours seront suspendus lundi aux écoles Cardinal-Roy et Jean-de-Brébeuf, «compte tenu de l'impact de ces événements sur les membres du personnel de même que sur certains élèves».

Minute de silence

Le premier ministre Justin Trudeau a fait observer une minute de silence pour les victimes, dimanche, alors qu'il prenait la parole dans une mosquée restaurée de Peterborough, en Ontario. L'édifice avait été incendié en novembre à la suite des attentats sanglants de Paris.

«En solidarité avec leur famille qui souffre aujourd'hui des pertes dévastatrices, j'aimerais qu'on prenne ensemble un moment de silence», a-t-il demandé à la foule rassemblée.

Avant de demander cette minute de silence, M. Trudeau avait de nouveau condamné les attaques de vendredi. «Il y a eu des attentats terroristes haineux en Afrique. Nous condamnons tous sans réserve ces attaques au Burkina Faso qui a enlevé la vie à six de nos concitoyens.»

L'inquiétude demeure à Ouagadougou

Une Canadienne basée au Burkina Faso depuis près de 20 ans a dressé un sombre portrait de la situation dans la capitale du pays dans la foulée de l'attentat de vendredi dernier ayant coûté la vie à six de ses compatriotes.

Mylène Otis a soutenu que, tout au long du week-end, l'inquiétude était palpable à Ouagadougou.

Cette coordonnatrice d'Oxfam-Québec a ajouté que, dans ce contexte, bien des habitants de la ville sont tout simplement demeurés terrés chez eux, repoussant à plus tard leurs sorties et leurs déplacements.

Mme Otis a remarqué que plusieurs d'entre eux étaient encore en état de choc en fin de journée dimanche.

Sur un plan plus personnel, elle a affirmé être passée par toute une gamme d'émotions. De prime abord, elle était atterrée. Puis, ce sentiment a progressivement cédé la place à une profonde tristesse puis à une vive colère.

«Ça m'a choquée. Ce sont vraiment les expatriés qui étaient visés. Comme j'en suis une, je me suis sentie ciblée», a-t-elle mentionné alors qu'elle était interviewée par La Presse Canadienne.

Mylène Otis a poursuivi en disant qu'elle vit au Burkina Faso depuis 1999 et que jusqu'à tout récemment, elle n'avait jamais eu l'impression d'y être en danger même si elle était sur place lorsque ce pays d'Afrique de l'Ouest a connu une rébellion armée, un soulèvement populaire et même un coup d'État.

Elle a déploré le fait que sa perception avait désormais changé.

Elle a souligné qu'elle craignait que le scénario de vendredi dernier ne se reproduise dans un horizon rapproché parce qu'«il y a encore bien des djihadistes dans la nature».

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