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Rassemblement de solidarité avec les sans-papiers à Montréal

Le Comité d'action des personnes sans statut (CAPSS)... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le Comité d'action des personnes sans statut (CAPSS) avait organisé une marche pour demander au gouvernement canadien l'adoption d'une mesure globale et collective pour les immigrants haïtiens et zimbabwéens, le 31 mai.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

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La Presse Canadienne

L'anxiété demeure grande au sein des diasporas haïtienne et zimbabwéenne même si le gouvernement fédéral a restauré, plus tôt ce mois-ci, un moratoire sur le renvoi de quelque 3500 sans-papiers appartenant à ces deux communautés culturelles.

Des citoyens et des élus soucieux du sort de ces Antillais et de ces Africains d'origine ont donc décidé de se réunir à proximité du bureau montréalais du premier ministre Justin Trudeau, dimanche après-midi, pour exprimer leur solidarité à leur endroit.

Ce rassemblement aux flambeaux a été organisé par le Comité d'action des personnes sans statut (CAPSS).

Son porte-parole, Serge Bouchereau, a résumé l'objectif principal de l'initiative en disant que c'est une façon d'interpeller le gouvernement canadien afin de l'inciter à adopter « une mesure globale, collective et inclusive pour permettre à ces sans-papiers d'obtenir leur résidence permanente ».

M. Bouchereau a poursuivi en mentionnant que si le fédéral se pliait à cette demande, il mettrait un terme à « sa politique des deux poids, deux mesures ».

Il a ensuite expliqué qu'il faisait ainsi allusion aux égards accordés aux réfugiés syriens.

« Le gouvernement déploie le tapis rouge pour les accueillir et il investit de l'argent. D'un autre côté, il y a des gens qui sont ici depuis trois, cinq, dix ans, qui travaillent, qui ont des enfants nés ici et il les oublie », a-t-il déploré.

Du même souffle, Serge Bouchereau a cru bon de préciser que les sans-papiers haïtiens et zimbabwéens « ne sont pas opposés à l'arrivée des migrants syriens ».

Par contre, selon lui, « ils se sentent frustrés » voire abandonnés par Ottawa lorsqu'ils voient le traitement réservé à ces nouveaux venus.

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