Québec s'entend avec le plus gros syndicat de la santé

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La FSSS-CSN représente 110 000 personnes.

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(QUÉBEC) Québec s'est entendu avec le plus gros syndicat du secteur de la santé, la FSSS-CSN, qui représente 110 000 personnes. Une entente de principe a été conclue mercredi à la table sectorielle, où l'on négocie les conditions de travail.

Comme dans le cas de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), le gouvernement Couillard a accepté d'augmenter à 60% le ratio de postes à temps complet pour plusieurs corps d'emploi.

Les ententes conclues jusqu'à maintenant touchent plus de 300 000 des 550 000 employés de l'État. Parmi les plus gros syndicats toujours en négociation sur les conditions de travail, il y a la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), qui représente plus de 60 000 enseignants.

Les négociations se poursuivent à la table centrale sur les salaires et les régimes de retraite de l'ensemble des employés de l'État.

Des membres de l'Alliance des professeurs Montréal ont... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE) - image 2.0

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Des membres de l'Alliance des professeurs Montréal ont manifesté devant les locaux des Comités patronaux de négociation, jeudi matin au centre-ville de Montréal.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Deuxième jour de grève pour les enseignants 

Par ailleurs, jeudi, les 34 000 enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement ont débrayé pour une deuxième journée consécutive, alors que leur négociation avec Québec à la table sectorielle était toujours dans l'impasse.

Ce sont donc 800 écoles et centres dans les régions de Montréal, Laval, Basses-Laurentides, Outaouais, Granby et Vaudreuil-Dorion qui sont touchés par le débrayage de trois jours, mercredi, jeudi et vendredi.

La FAE a quitté sa table de négociation sectorielle le 3 novembre dernier et n'y est pas retournée depuis, malgré deux tentatives de rapprochement, dont la dernière cette semaine.

Au cours d'une entrevue jeudi, le président de la FAE, Sylvain Mallette, a indiqué qu'il attendait toujours un appel qui lui permettrait de retourner à la table de négociation. Mais, encore une fois, il martèle qu'un simple appel à revenir négocier, sans engagement de la part du gouvernement, ne suffira pas.

«On peut recevoir une demande en mariage, mais encore faut-il qu'on se rende à l'autel. Et là, on est loin de se rendre à l'autel. Et ce n'est pas parce que je recevrais un appel que je pourrais me présenter devant l'instance» qui est habilitée à prendre les décisions à la FAE, a dit M. Mallette.

La FAE tient mordicus à l'ajout de ressources pour les élèves et les enseignants; elle reproche au gouvernement de laisser tomber l'école publique par ses compressions budgétaires répétées.

Dans les faits, Québec a déjà annoncé un réinvestissement de 20 millions cette année et 80 millions en 2016, justement dans l'ajout de ressources en soutien aux enseignants, mais cela a été jugé insuffisant par la FAE.

La nuit dernière, des membres de la FAE qui avaient érigé un campement sur des terrains gouvernementaux à Montréal en ont été évincés par le service de police. Et jeudi, certains syndicats de la FAE ont occupé des bureaux du Conseil du trésor à Montréal.

Le mot d'ordre de grève demeure donc pour vendredi aussi.

- Avec Lia Lévesque, La Presse Canadienne

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