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Liaison Montréal-Toronto: Garneau ouvert au TGF de Via Rail

Le nouveau ministre fédéral des Transports, Marc Garneau,... (Photo d'archives, La Voix de l'Est)

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Le nouveau ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, juge «intéressante» la proposition de Via Rail sur un train à grande fréquence entre Montréal et Toronto.

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Bruno Bisson
La Presse

Le gouvernement fédéral va «examiner de près» le projet de Via Rail d'implanter un train à grande fréquence (TGF) entre Montréal et Toronto, qui permettrait d'augmenter le nombre des départs quotidiens et de réduire le temps de parcours des trains de passagers entre ces grandes villes canadiennes.

Lors d'un entretien accordé à La Presse, vendredi, le nouveau ministre des Transports du Canada, Marc Garneau, a dit avoir déjà lu un résumé du rapport que Via avait présenté à son ministère en appui à ce projet de 4 milliards, dont le PDG de Via, Yves Desjardins-Siciliano, fait activement la promotion depuis des mois.

Le projet de Via Rail vise à construire un corridor ferroviaire exclusif pour les trains de passagers entre les villes de Montréal, Ottawa et Toronto. L'électrification de ce corridor représenterait environ 25% des coûts du projet, soit 1 milliard. Selon Via, le partage forcé des rails avec des géants du transport ferroviaire des marchandises, comme le CN ou le CP, ralentit la vitesse de croisière des trains de passagers et limite le nombre des départs quotidiens sur des chemins de fer engorgés.

Un TGF ne filerait pas sur les rails comme un train à grande vitesse (TGV). En revanche, le projet coûterait sensiblement moins cher que ce type de technologie et permettrait d'offrir plus de départs quotidiens et des temps de parcours moindres. Via croit que ces améliorations permettraient de faire tripler sa clientèle en 15 ans.

Le ministre Garneau, qui affirme être un passager régulier du train entre Montréal et la capitale fédérale, a estimé «intéressante» la proposition de Via Rail, mais refuse de s'emballer. Selon lui, le projet répond «certainement» aux critères pour être admissible à des programmes d'infrastructures, mais l'étude du dossier par son ministère ne fait que commencer.

«On veut encourager un mode de transport moins polluant, qui est plus rapide et qui peut transporter plus de gens, mais il y a encore toutes sortes de détails à examiner. Et il y a les coûts. Il faut que le projet soit rentable. Avant de dépenser l'argent des contribuables, on va faire nos devoirs.»

Pas de péage

Le rendez-vous téléphonique a duré moins de 15 minutes et n'a permis qu'un survol de nombreux dossiers qui accapareront l'attention tout entière du ministre Garneau et du gouvernement Trudeau, au cours des prochains mois. Mais au moins une chose semble acquise: les libéraux ont l'intention de respecter leur promesse de ne pas imposer de péage pour le nouveau pont Champlain, prévu d'ici 2018.

«En campagne électorale, quand M. Trudeau est allé à Brossard, j'étais avec lui et il a pris cet engagement, dit le ministre des Transports. On va respecter cette promesse. Il n'y a pas encore eu de discussions à ce sujet, à ma connaissance.» Le dossier, précise M. Garneau, relève de son collègue de l'Infrastructure et des Collectivités, M. Amarjeet Sohi.

MM. Garneau et Sohi seront aussi appelés à travailler de concert à «l'élaboration et la mise en oeuvre d'une stratégie en matière d'infrastructures prévoyant d'importants investissements qui amélioreront l'infrastructure de transports en commun et l'infrastructure verte», selon la lettre de mandat que le premier ministre Trudeau a remise à M. Garneau, en le nommant aux Transports.

En campagne électorale, les libéraux ont promis des investissements de 60 milliards en 10 ans dans des projets d'infrastructures, dont 20 milliards pour les transports collectifs.

Le ministre Garneau croit que ces programmes ambitieux pourraient être lancés dès l'adoption du premier budget du nouveau gouvernement Trudeau.

«Il y a des besoins pressants en matière de transports en commun à travers le pays, dit-il, et notre gouvernement a l'intention de rendre disponibles les sommes que l'on s'était engagés à investir, et ce, dès la première année. Il faut agir vite, mais il faudra le faire correctement.»

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