Un sursis pour la vente de vin à Kahnawake

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Le commerce est au coeur d'une vaste enquête de la police de Montréal sur la contrebande d'alcool, baptisée «Projet Malbec».

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La First Nations Winery, le commerce de vins et spiritueux qui défie le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ) sur la réserve mohawk de Kahnawake, vient d'obtenir un sursis qui lui permettra de demeurer ouvert pendant un temps malgré l'opposition des autorités.

Le commerce est au coeur d'une vaste enquête de la police de Montréal sur la contrebande d'alcool, baptisée «Projet Malbec». Le 12 mai dernier, une douzaine de suspects ont été arrêtés, dont Floyd Lahache, le propriétaire de la First Nations Winery.

M. Lahache est accusé d'avoir inondé le marché québécois de bouteilles de vin illégales en approvisionnant une vaste clientèle non autochtone à partir de son commerce sur la réserve. Les autorités estiment que les différents paliers de gouvernements ont été frustrés de 14 millions de dollars en taxes et tarifs de toutes sortes.

La semaine dernière, après avoir constaté que son commerce était toujours actif, les procureurs de la poursuite avaient obtenu l'imposition de nouvelles conditions de remise en liberté pour M. Lahache dans l'attente de son procès : il devait fermer son établissement et rendre sa licence fédérale d'importateur de vin.

Ces nouvelles conditions avaient provoqué la colère de plusieurs membres de la communauté mohawk, dont le grand chef Joe Norton, venu appuyer l'accusé en cour.

Vendredi, au palais de justice, les avocats de M. Lahache, Roberto De Minico et Camille Taillefer, ont demandé à la cour de surseoir à l'application de ces conditions pendant qu'ils les contestaient en appel. La procureure de la couronne, Me Marie-Christine Lajoie-Filion, a consenti à cet arrangement.

«Le commerce va rouvrir d'ici demain, s'il n'est pas rouvert encore», a assuré Me De Minico lorsque joint au téléphone en après-midi.

L'avocat présentera ses arguments en cour le 1er décembre, pour contester les conditions qui forçaient la fermeture du commerce. «Notre argumentation sera basée sur la présomption d'innocence de mon client», a-t-il déjà annoncé.

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