Uber abaisse ses tarifs

Le directeur d'Uber à Montréal, Jean-Nicolas Guillemette.... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le directeur d'Uber à Montréal, Jean-Nicolas Guillemette.

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Louise Leduc
La Presse

À partir d'aujourd'hui, les Montréalais pourront payer leurs courses de taxi avec leur carte de crédit ou de débit. De son côté, Uber vient d'annoncer de nouvelles baisses de prix, une stratégie qui reflète probablement un simple ralentissement de la demande, croit Jacques Nantel, professeur titulaire au département de marketing de HEC Montréal.

«Attendez à Noël...», fait-il remarquer, rappelant que toute la logique d'Uber repose sur ses échelles modulées de tarifs (selon les heures et la demande).

Les baisses de tarifs d'UberX pour Montréal sont de 10% pour le service standard, de 20% pour le service de luxe (avec voitures de type BMW ou Infiniti) et de 5% pour le service Excel (pour six passagers et plus).

Résultat: le trajet entre Montréal et l'aéroport Trudeau est aujourd'hui 50% moins cher avec UberX et ses chauffeurs qu'avec un taxi standard. «Et si la distance à franchir est encore plus grande, la différence de prix est encore plus marquée», explique Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber pour le Québec.

Le mécontentement de chauffeurs dans d'autres villes qui ont aussi connu des baisses semblables récemment n'inquiète pas M. Guillemette.

En février, quand on avait aussi procédé à des baisses de tarifs de 15% d'UberX à Montréal, les chauffeurs avaient aussi protesté, ajoute-t-il. «Mais deux mois plus tard, les baisses de tarifs généraient 39% plus de revenus pour les chauffeurs», soutient M. Guillemette, qui l'explique par le plus grand nombre de clients attirés par les prix plus doux.

M. Guillemette précise que 80% du prix des courses revient au chauffeur.

Pour ce qui est des futures grilles de tarifs, M. Guillemette précise que tout est affaire d'algorithmes.

Cela n'exclut donc pas, comme le dit M. Nantel, que les prix remontent quand les touristes reviendront à Montréal.

UberX ne dévoile pas le nombre de chauffeurs dont il dispose, ne divulgue pas son chiffre d'affaires ni le nombre de courses réalisées dans le marché de Montréal. Tout au plus M. Guillemette précise-t-il qu'UberX fait plus de 1 million de courses par mois au Canada.

Critiques de la concurrence

Sur les ondes de Radio-Canada, hier matin, Linda Marchand, directrice générale du Bureau du taxi de Montréal, a continué de dénoncer la concurrence déloyale d'UberX et elle s'est félicitée du fait que le paiement électronique soit maintenant possible dans les taxis de Montréal.

De son côté, Taxi Coop a annoncé hier la mise à jour de son application pour les systèmes iOS et Android.

Déjà, en juillet, la valeur d'Uber, implantée dans 300 villes dans le monde, avait franchi la barre des 50 milliards de dollars.

Dans un texte publié dans la revue Gestion de HEC Montréal, le professeur Jacques Nantel prédit que cette entreprise, capable de générer «des marchés de plus en plus purs et parfaits», ne disparaîtra pas.

Pour lui, Uber fait à l'industrie du taxi ce qu'Apple, avec iTunes, a fait à l'industrie de la musique. Dans les deux cas, leurs succès s'expliquent surtout, dit-il, par l'audace qu'ont eue ces entreprises «d'offrir au consommateur le maximum de valeur pour son argent».

Qui plus est, conclut M. Nantel, «je vous parie que dès que les gouvernements auront trouvé de quelle façon ces nouvelles entreprises pourront leur assurer les mêmes revenus, ils les laisseront tranquilles».

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