Évasion fiscale: bientôt des mouchards dans les taxis

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Ce projet ne fait pas partie des recommandations faites par l'industrie au gouvernement dans la controverse touchant UberX.

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L'industrie du taxi n'est pas au bout de ses peines: Québec compte récupérer 72 millions par année en éliminant l'évasion fiscale dans ce secteur où les transactions ne laissent pas de traces. Des mouchards électroniques seront ainsi installés dans les véhicules au cours de la prochaine année.

Ce projet, bien sûr, ne fait pas partie des recommandations faites par l'industrie au gouvernement dans la controverse touchant UberX. Les chauffeurs qui ont payé leurs permis et leurs assurances se plaignent de cette compétition selon eux inéquitable.  Dans le débat, les ténors de l'industrie soutiennent aussi qu'ils paient des impôts sur leurs revenus, ce qui n'est pas si vrai que cela, estime Québec.

D'autres mesures

Selon Geneviève Laurier, porte-parole de l'Agence du revenu du Québec, on estime à 72 millions annuellement l'argent qui échappe au fisc dans ces transactions. Hier, le ministre des Transports, Robert Poëti, a souligné que les relations entre Québec et cette industrie étaient «excellentes». Les groupes représentant les utilisateurs étaient aussi présents à une conférence à la mi-juillet. Des gestes ont été faits depuis: on demandera le port de l'uniforme pour les chauffeurs à l'aéroport Trudeau, une application pour l'ensemble des taxis a été mise au point à Montréal et 11 000 véhicules seront tenus d'offrir le paiement par carte d'ici la mi-octobre.

L'industrie a produit 19 mémoires, et aucun d'eux ne préconise le recours à des mouchards électroniques pour freiner l'évasion fiscale. «Bien non, c'est certain qu'ils ne proposent pas cela, mais ils ne sont pas contre», a expliqué par la suite M. Poëti à La Presse. Cela ne signifie pas qu'il sera impossible de régler sa course en argent, «mais à chaque course, une facture sortira, comme au restaurant», précise-t-il. Il ne sait pas s'il aura besoin de changer les règlements ou de modifier la loi, «mais on a le temps nécessaire pour le faire dans l'année qui vient, en 2016».

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