Rage du raton: épandage de vaccins au sol

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Aucun cas de rage du raton laveur n'a été répertorié au Québec depuis 2009.

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La Presse Canadienne

Après l'épandage d'appâts vaccinaux par la voie aérienne, l'opération pour immuniser contre la rage les ratons laveurs, les mouffettes et les renards se transporte maintenant au sol.

Depuis une semaine, en Montérégie, en Estrie et dans la région de Montréal, des avions ont volé à basse altitude principalement au-dessus des boisés, sur un territoire d'environ 3500 km, pour larguer quelque 380 000 appâts vaccinaux.

L'épandage manuel débute maintenant, particulièrement dans les secteurs agricoles. Des équipes du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs parcourront un territoire de 4000 km carrés touchant 10 municipalités de l'Estrie, 78 municipalités de la Montérégie ainsi que 9 parcs de la région métropolitaine.

Elles épandront quelque 246 000 appâts vaccinaux dans les boisés, aux abords des cours d'eau et, à l'occasion, près des poubelles.

Les appâts vaccinaux ont l'apparence de gros raviolis vert olive. En raison de leur couleur, ils se fondent dans l'environnement et sont plutôt difficiles à repérer une fois au sol. Normalement, il faut qu'ils soient perforés pour répandre le liquide vaccinal qu'ils contiennent, ce que les animaux sauvages font en les croquant.

Depuis le printemps, au moins 13 ratons laveurs infectés par la rage ont été répertoriés à quelques kilomètres de la frontière américaine, dans le comté de Franklin, dans l'État de New York. Un seul cas de rage chez un raton laveur a été confirmé au Québec, soit dans la portion québécoise de la réserve autochtone d'Akwesasne.

Ce cas ne menacerait toutefois pas le territoire du Québec, car l'environnement marécageux séparant Akwesasne de la Montérégie n'est pas propice au déplacement des ratons et des mouffettes.

Bien qu'il n'y ait pas eu de cas de rage du raton laveur répertorié ailleurs au Québec depuis 2009, le risque de réintroduction est réel et cette maladie demeure mortelle pour l'humain. Ainsi, les opérations de surveillance et de vaccination se poursuivent afin d'éviter une nouvelle introduction de la maladie sur le territoire québécois.

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