Le bruit, source de conflits entre voisins

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Partout à travers le pays, les municipalités sont souvent forcées d'intervenir lorsque des résidants déposent des plaintes concernant des bruits qui troublent leur quiétude

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Lauren La Rose
La Presse Canadienne
TORONTO

Plusieurs personnes considèrent qu'il n'y a rien de plus naturel durant la belle saison que d'entendre les rires et les cris d'enfants s'amusant à l'extérieur.

Une maman de Pickering, en Ontario, a toutefois eu la surprise d'apprendre récemment que le bruit de sa progéniture s'ébattant dans la piscine familiale était jugé dérangeant par l'un de ses voisins.

Le premier jour des vacances d'été, Danielle Honsberger a en effet reçu une carte de la municipalité l'avisant que l'un de ses voisins avait déposé une plainte contre la famille pour bruit excessif. Un avis écrit officiel a suivi.

Mme Honsberger, dont les enfants sont âgés de 7, 9 et 11 ans, a affirmé qu'elle n'avait aucune idée que ses rejetons dérangeaient le voisinage et que, si le plaignant était venu directement la voir, elle aurait immédiatement remédié à la situation.

Partout à travers le pays, les municipalités sont souvent forcées d'intervenir lorsque des résidants déposent des plaintes concernant des bruits qui troublent leur quiétude. À Ottawa, par exemple, 6152 plaintes pour bruit ont été soumises à la Ville entre le 1er janvier et le 11 août 2015. Sur ce lot, un peu moins de la moitié avait pour sujet de la musique trop forte et environ 1500 des hurlements.

Selon Eva Malisius, chef du programme de gestion et d'analyse des conflits de la Royal Roads University à Victoria, en Colombie-Britannique, la première chose à faire pour régler un problème est d'en discuter avec le voisin concerné.

«Le simple fait d'avoir l'occasion d'entendre ce que l'autre personne a à dire, généralement, les voisins sont très ouverts à ça, a-t-elle indiqué. Si l'on dépose une plainte, cela aggrave la situation dès le départ.»

Si cette option ne fonctionne pas, Mme Malisius conseille de recourir aux services de médiation offerts par la plupart des municipalités. Dans le cas où ces démarches échoueraient, il est toujours possible de déposer une plainte officielle.

Pour sa part, Danielle Honsberger n'a pas eu d'autres nouvelles de la Ville ou de son voisin contrarié. Elle a toutefois assuré que sa famille avait toujours profité de sa cour de manière respectueuse et qu'elle continuerait à le faire.

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