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Le profil de Magnotta retiré d'un site de rencontres à sa demande

Luka Rocco Magnotta... (PHOTO FOURNIE PAR LE SPVM)

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Luka Rocco Magnotta

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne
OTTAWA

Un profil personnel du meurtrier condamné Luka Rocco Magnotta a été retiré à sa demande d'un site de rencontres pour détenus.

La fondatrice du site a retiré le profil de Magnotta après avoir reçu, a-t-elle dit, une lettre du détenu en provenance de l'établissement Archambault, situé à Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides, l'informant qu'il avait trouvé ce qu'il cherchait - sans donner plus de détails.

Magnotta a été reconnu coupable en décembre de meurtre prémédité pour le meurtre et le démembrement en 2012, à Montréal, de l'étudiant universitaire Jun Lin - un drame horrible qui a attiré l'attention à travers le monde.

Il a de nouveau fait les manchettes récemment après avoir joint Canadian Inmates Connect - une plateforme en ligne qui aide les détenus à trouver un compagnon ou une compagne à l'extérieur des murs de la prison.

Le profil de Magnotta a aussitôt provoqué la controverse, et la fondatrice du site, Melissa Fazzina, a dit avoir été critiquée pour avoir aidé le meurtrier dans sa quête personnelle.

Mais Mme Fazzina a fait valoir que tous les détenus doivent avoir le droit fondamental d'entrer en contact avec une personne à l'extérieur des murs de la prison.

Elle a indiqué que Magnotta avait rédigé lui-même son message, disant être à la recherche d'un homme blanc célibataire, «fidèle, préférablement scolarisé, stable financièrement et psychologiquement pour une relation à long terme».

La nouvelle avait même suscité une réaction du bureau du ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, son porte-parole qualifiant le site Internet de «scandaleux et offensant pour les victimes de la criminalité».

Le porte-parole de M. Blaney, Jeremy Laurin, avait écrit dans un courriel que le ministre avait demandé à Service correctionnel Canada d'étudier toutes les options pour s'assurer que les «criminels violents dangereux» et les «prédateurs sexuels» ne soient pas en mesure de continuer à exploiter les gens.

«La fondatrice de ce site devrait réévaluer sérieusement la plateforme qu'elle offre aux criminels condamnés», a-t-il écrit dans le courriel transmis le 29 juin.

Mme Fazzina a dit n'avoir jamais été jointe directement par le gouvernement après la publication du profil de Magnotta.

«Ils étaient au courant de l'existence de ce site depuis plus de quatre ans», a-t-elle dit à propos de Service correctionnel Canada.

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