Club de nage Montréal Synchro: sport ou tyrannie?

Rafaëlle Valiquette nageait au club Montréal Synchro depuis 2010. Elle... (Photo André Pichette, La Presse)

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Rafaëlle Valiquette nageait au club Montréal Synchro depuis 2010. Elle y était entrée très jeune, à 10 ans.

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Katia Gagnon
La Presse

Au cours de l'année dernière, trois jeunes nageuses d'élite ont officiellement porté plainte contre l'entraîneure-chef de Montréal Synchro, le plus prestigieux club de nage synchronisée du Québec. Insultes, humiliations publiques, engueulades, commentaires déplacés sur l'apparence : sous la férule de Karine Doré, leur rêve olympique s'est transformé en enfer quotidien, témoignent les plaignantes.

Nous sommes en mars 2014. Quand elle voit sa fille Rafaëlle en maillot de bain lors d'une compétition de nage synchronisée, Danielle Valiquette a un choc. «Elle était cadavérique», raconte-t-elle à travers ses larmes.

La jeune fille de 14 ans aboutit dans le bureau du spécialiste des troubles alimentaires Jean Wilkins deux mois plus tard. Elle a perdu 15 livres. Poids de départ: 95 livres. Encore un mois plus tard, elle passe à un cheveu d'être hospitalisée. Ses battements cardiaques sont très faibles.

Lors de son témoignage devant le comité de discipline de la Fédération de nage synchronisée du Québec, en janvier dernier, on a demandé à la jeune de 15 ans dans quelle mesure la nage synchronisée avait pu être la cause de ses troubles alimentaires.

«Je dirais à 90%», a répondu Rafaëlle.

La nage synchronisée, oui, mais surtout celle qui l'entraînait depuis près de trois ans: l'entraîneure-chef du plus gros club de nage synchronisée de la province, Karine Doré.

«Le fait de te faire battre mentalement, de te faire constamment dénigrer... L'anorexie, c'est la solution qu'elle a trouvée pour se sortir de ce calvaire-là», estime Danielle Valiquette. «J'étais prête à faire n'importe quoi pour sortir de là», acquiesce sa fille.

Rafaëlle nageait au club Montréal Synchro depuis 2010. Elle y était entrée très jeune, à 10 ans. «Les gens de la Fédération nous ont dit que c'était un talent exceptionnel qu'ils voyaient passer aux 15 ans», dit Mme Valiquette. Rafaëlle et son groupe de 10 nageuses s'entraînaient 7 heures par jour, 5 jours par semaine.

Presque quotidiennement, les jeunes filles subissaient les brimades de leur entraîneure, disent les trois plaignantes. «Elle nous humiliait devant les autres. Elle disait qu'on n'était pas intelligentes, qu'on n'avait pas de cerveau, raconte Rafaëlle. On ne se demandait pas: "Va-t-elle crier aujourd'hui?", mais "Quand va-t-elle crier?" Et quand elle criait, la piscine s'arrêtait.»

Karine Doré est une entraîneure douée qui «crée les plus belles routines et amène les filles à un autre niveau», dit une autre coach qui a travaillé avec elle et qui désire conserver l'anonymat. Cependant, ses colères - fréquentes - virent parfois à la séance d'intimidation, dit-elle. «On peut s'emporter, mais il faut rester respectueux. On ne peut pas dénigrer l'intelligence ou la personne de la nageuse.»

«Karine fait des miracles avec les nageuses. Elle leur fait faire des figures extraordinaires. Mais à quel prix?», se demande Johanne Plante, dont la fille, Jasmine Baillargeon, a nagé trois ans pour le club. Jasmine est l'une des trois nageuses plaignantes.

Nombreux départs

Selon nos informations, entre 2012 et 2014, 6 des 10 nageuses du groupe des 13-15 ans ainsi que 6 des 8 nageuses du groupe junior ont quitté le club. Karine Doré était l'entraîneure principale du groupe junior et l'une des entraîneures du groupe des 13-15 ans.

Dans un courriel transmis à la mère d'une des plaignantes, une des responsables de la Fédération de nage synchronisée admettait d'ailleurs en octobre dernier que le comportement de Karine Doré posait problème.

«Je suis arrivée trop tard [...] pour tenter de cesser le calvaire que ta fille et votre famille avez vécu. Je te remercie pour ta plainte officielle. Je crois sincèrement que la Fédération sera en mesure de cesser le harcèlement de Karine et de protéger les jeunes athlètes.»

Nous avons tenté de joindre Karine Doré pour obtenir ses commentaires, mais elle a préféré décliner notre demande d'entrevue parce que la Fédération de nage synchronisée tenait à ce que le détail des plaintes et du rapport final demeure confidentiel. Cependant, certains parents ont tenu à se porter à la défense de Mme Doré.

Un état de terreur

Mais les témoignages des nageuses plaignantes, que La Presse a pu recueillir, concordent. À tour de rôle, les nageuses devenaient le «punching bag» de l'entraîneure, explique Rafaëlle Valiquette. Une autre plaignante, qui préfère ne pas être nommée, estime avoir été un souffre-douleur de prédilection.

«Elle me chicanait très fort à chaque entraînement. J'essayais de ne pas pleurer. Mais une fois, j'ai enlevé mes lunettes pour qu'elle me voie pleurer», raconte la jeune fille, aujourd'hui âgée de 15 ans.

«Quand elle a vu qu'elle pleurait, Karine s'est assise par terre et elle s'est mise à rire. Elle a appelé une autre coach et lui a dit: "Hé, viens voir ça, elle pleure!" Elles riaient toutes les deux sur le bord de la piscine, poursuit Rafaëlle Valiquette. Et nous, on était juste là à regarder notre amie pleurer.»

«Elle faisait les plus belles chorégraphies. Elle avait vraiment l'oeil. Mais il y a des limites à ne pas franchir, et elle les a franchies», explique cette autre plaignante.

«Les souffre-douleur se faisaient dénigrer devant les autres. C'était un état de terreur: si les filles ne faisaient pas ce qu'elle leur disait, c'était ce qui les attendait», dit Johanne Plante.

Toutes les semaines, sa fille Jasmine, alors âgée de 16 ans, revenait à Québec - son lieu de résidence - en pleurant. «Ça n'allait pas du tout. Elle était en train de se taper une dépression. C'est sa santé qui était en jeu. La nuit, elle se réveillait et elle angoissait. Elle n'était plus capable de dormir», relate la mère.

Sa fille, raconte Johanne Plante, ne lui a jamais vraiment expliqué ce qui se passait avec Karine Doré. «Elle avait tellement peur des représailles. C'est la loi du silence, parce que si tu parles, tu te fais cibler.»

«Quand on s'en allait ensemble dans l'autobus, le groupe des nageuses, on riait, on jasait. Mais dès qu'on entrait dans la bâtisse, notre comportement changeait. On était stressées, angoissées, on ne se parlait pas. On pensait juste à elle», raconte Jasmine Baillargeon.

La jeune nageuse dit avoir adoré ses deux premières années à Montréal Synchro, passées sous la supervision de l'entraîneure Nathalie Lagrange. Après son passage à Montréal Synchro, elle a fait une année à Synchro Élite, à Québec, sous la direction de Kasia Kulesza, médaillée olympique et ancienne entraîneure au Centre d'excellence de Synchro Canada. «Elle était dure. Mais elle nous respectait.»

«Elle a tué ma passion»

Oui, il est normal que les coachs soient exigeants quand on atteint un tel niveau d'excellence, acquiesce Mackenzie Hollett, aujourd'hui âgée de 17 ans, qui a nagé pour Montréal Synchro durant la saison 2012-2013. «Les coachs sont tous assez durs. C'est normal qu'ils crient. Mais avec Karine, les attaques étaient personnelles. Elle portait tout cela à un autre niveau», dit la jeune fille.

Mackenzie avait pourtant quitté sa Colombie-Britannique natale, à l'invitation de Karine Doré, pour s'installer Montréal afin de poursuivre son rêve d'atteindre le sommet dans son sport.

«Après un mois ou deux d'entraînement avec Karine, elle a commencé à dire qu'elle voulait abandonner. Ç'a été une surprise totale pour nous, puisque la synchro, c'était sa passion», raconte sa mère, Jan Hollett.

«Elle était constamment réprimandée, insultée, poursuit Mme Hollett. Elle faisait de l'insomnie, elle avait des maux de ventre et avait la diarrhée avant chaque entraînement parce qu'elle avait peur que Karine fasse une colère.»

Mme Hollett a communiqué avec Karine Doré. «Elle a admis qu'elle avait un problème... mais rien n'a changé.» Des interventions auprès de membres du conseil d'administration n'ont rien donné non plus. «Ils m'ont clairement donné l'impression de vouloir tout balayer sous le tapis.»

À son arrivée chez elle pour les vacances de Noël, Mackenzie a dit à ses parents qu'elle allait terminer l'année puisqu'elle «n'était pas une lâcheuse», mais que son entraîneure avait «tué sa passion pour la synchro». La jeune fille n'a plus jamais nagé après son année passée à Montréal.

La plainte enregistrée par Rafaëlle Valiquette et sa condisciple en nage synchronisée a été entendue le 28 janvier dernier. En compagnie de Danielle Valiquette, les deux jeunes ont témoigné pendant trois heures devant les quatre membres du comité de discipline. Jasmine Baillargeon a témoigné en avril.

À la mi-juin, les plaignantes n'avaient toujours reçu aucune nouvelle. La Fédération de nage synchronisée dit avoir envoyé son rapport aux plaignantes vendredi dernier. Certaines l'ont reçu, mais pas Danielle Valiquette.

«Notre crainte, c'est qu'elle n'ait qu'une petite tape sur les doigts et qu'elle continue, dit Danielle Valiquette. Combien de nageuses ont été scrappées par cette personne-là?»

«La pire expérience de ma vie»

5h30

Nous sommes à Kamloops, aux Championnats canadiens Espoir de nage synchronisée, en juin de l'an dernier. Rafaëlle Valiquette et ses consoeurs nageuses se réveillent. C'est la grande journée des finales. Les filles devront enfiler les épreuves quasi sans discontinuer toute la journée. «Je pensais juste à une chose: l'heure de pause pour le lunch. Je comptais tout le temps les heures qu'il restait avant la pause», raconte Rafaëlle Valiquette. Rafaëlle est dans un état de faiblesse extrême parce qu'elle souffre d'anorexie depuis des mois. Son médecin, le Dr Jean Wilkins, lui a permis in extremis de participer à cette compétition à une condition: qu'un médecin mesure sa pression et ses battements cardiaques avant chaque épreuve.

10h

Dans la glacière qui était censée contenir des collations pour les filles, il n'y avait... à peu près rien, témoigne Danielle Valiquette, la mère de Rafaëlle, qui agissait comme parent accompagnateur. «Ces filles-là s'entraînent non-stop! Elles crevaient de faim. On allait acheter des collations en secret pour leur refiler. C'était inacceptable.»

12h

Arrivent enfin l'heure du lunch et la fameuse pause promise. «On est en train de dîner. Rafaëlle mange un quart de morceau. Sa duette mangeait des tortellinis et décide de se resservir. Karine l'a regardée et lui a dit: "Hé! Tu manges donc bien! Tu vas devenir grosse quand tu vas arrêter la synchro"», raconte Mme Valiquette. La mère n'en revenait tout simplement pas. «Elle a dit ça devant moi! En connaissant les problèmes de troubles alimentaires de Rafaëlle!» Ensuite, plutôt que de les laisser se reposer, Mme Doré a exigé que Rafaëlle et sa duette retournent s'entraîner immédiatement. «Je suis allée voir Karine et je lui ai dit que les filles avaient besoin de repos. Elles étaient épuisées!», raconte Danielle Valiquette. Résultat: «Je ne me suis jamais fait chicaner comme ça, relate Rafaëlle. Elle nous a envoyées dans l'eau et nous a fait nous exercer encore plus fort. Finalement, plutôt qu'une heure, on a eu 15 minutes de pause.»

17h30

Au terme de la compétition, Rafaëlle et sa duette remportent la médaille de bronze. Rafaëlle Valiquette n'a plus jamais participé à une compétition d'élite. «Ça a été la pire expérience de ma vie.» La Fédération québécoise de nage synchronisée a tout tenté pour que la jeune fille, considérée comme un espoir olympique, n'abandonne pas son sport. On lui a offert de s'entraîner avec un coach privé, à la piscine de son choix, aux horaires qui lui convenaient. Elle a refusé. «Je ne pensais pas que c'était possible d'avoir une coach qui ne soit pas méchante.»

Recrudescence des cas d'anorexie

Le Dr Jean Wilkins, pionnier du traitement des troubles alimentaires à l'hôpital Sainte-Justine, dit voir de plus en plus de cas de troubles alimentaires chez les nageuses synchronisées. «Ça vient par vagues. Il y a eu les danseuses, les gymnastes, les patineuses. Dans les dernières années, j'ai eu beaucoup de nageuses synchronisées. Plus que je n'en ai jamais eu dans ma carrière», dit le médecin. Il est parfois impossible pour les jeunes filles de satisfaire aux critères esthétiques impitoyables de ce sport. «Les filles commencent à s'entraîner avec un corps prépubère. Elles ont leur puberté, leur corps change, et là, les prescriptions pour les diètes commencent.» «Les coachs doivent s'ajuster au physique de la personne, et non pas l'inverse. Et ça peut parfois vouloir dire mettre fin à des rêves.»

L'entraîneure Karine Doré... (PHOTO TIRÉE D'INTERNET) - image 3.0

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L'entraîneure Karine Doré

PHOTO TIRÉE D'INTERNET

«Si elle quitte le club, le club meurt»

Les membres du conseil d'administration de Montréal Synchro se sont refusés à tout commentaire sur la teneur de la plainte, ainsi que sur la réponse qu'ils y ont apportée, afin de se conformer à l'exigence de confidentialité imposée par la Fédération de nage synchronisée.

«On a pris la plainte très au sérieux et on a transmis notre rapport en réponse à celui de la Fédération. On n'a pas envie d'avoir des poursuites parce qu'on a parlé à une journaliste», déclare Brigitte Roy, présidente du conseil d'administration du club.

Mme Roy et Catherine Nivoix, la vice-présidente, ont toutes deux des filles qui nagent au club. «Ma fille n'a aucun problème. Mon but, c'est qu'elle aime nager, et c'est ce qui se passe. Elle part tous les matins avec le sourire et elle revient à la maison avec le sourire», dit Mme Roy.

D'autres parents ont tenu à se porter à la défense de l'entraîneure-chef. «Il y a beaucoup de jalousie dans ce milieu. Et Karine Doré a beaucoup de raisons de susciter la jalousie parce qu'elle fait partie des meilleures au Canada. Si elle quitte le club, le club meurt», dit un parent dont la fille a nagé pendant des années avec Montréal Synchro.

«Dans un club de 25 filles appartenant à l'élite, il y en a une qui va percer pour aller aux Jeux olympiques. Les parents ont de grosses attentes. Et quand ça ne marche pas, c'est la faute de Karine!»

Le cas de Rafaëlle Valiquette a été traité avec toute l'attention et toute la diligence nécessaires par Mme Doré, assure ce parent, qui faisait partie du club au moment des faits. «Rafaëlle a arrêté de nager parce qu'elle était anorexique. Pas à cause de Karine. Quand elle a voulu arrêter, les parents ont mis ça sur son dos.»

Karine Doré peut parfois perdre patience et s'emporter, reconnaît ce parent. «Je lui ai conseillé de prendre juste les plus vieilles, qui sont capables de se faire parler fort.»

Un processus rigoureux

La présidente du comité de discipline de la Fédération, Anne-Marie Rochford, confirme le dépôt de trois plaintes de nageuses contre Mme Doré. La Fédération tenait cependant à ce que la teneur des plaintes - et le rapport final - demeure strictement confidentielle.

«On a pris ça très au sérieux, on a traité le tout de façon très rigoureuse, pour faire le parallèle avec notre politique de harcèlement», indique-t-elle.

Les deux premières plaintes, déposées en octobre, ont été officiellement enregistrées le 28 novembre dernier. Le processus a été long, admet Mme Rochford.

«Une des plaignantes a été très difficile à rencontrer. Nous sommes tous bénévoles, vous savez. Il y a des horaires à coordonner [...] On a essayé de procéder rapidement.»

Ces plaintes sont les premières que reçoit la Fédération contre Karine Doré. «C'est très peu fréquent qu'on reçoive des plaintes contre un entraîneur. C'est très inhabituel», dit Mme Rochford.

Cependant, diverses sources nous ont indiqué que la Fédération avait reçu, au fil des ans, de nombreux commentaires négatifs de nageuses, de parents ou d'entraîneurs concernant Mme Doré, information que refuse de confirmer Mme Rochford.

Aucune de ces plaintes n'a été considérée comme officielle parce qu'elles n'avaient pas été livrées par écrit.

Qui est Karine Doré?

> Participation aux Championnats du monde de 2002, 2005 et 2007

> Participation aux Jeux d'Athènes en 2004

> Entraîneure-chef du club Montréal Synchro depuis 2009

> Entraîneure adjointe de l'équipe nationale en 2007

«Je me suis fait écraser»

La jeune femme a fait de la nage synchronisée de haut niveau pendant des années. Elle a occupé un poste d'entraîneure pendant un certain temps à Montréal Synchro. Et quand elle a quitté le club, elle était démolie.

«Après mon départ, j'ai eu une descente aux enfers. Je n'avais absolument plus confiance en mes moyens. Je me suis fait écraser pendant des années. J'ai marché sur des oeufs pendant des années. Je ne pouvais prendre aucune décision pendant des années.»

Encore là, ce sont les réprimandes et les brimades de l'entraîneure-chef qui ont eu raison de la confiance de la jeune femme, que nous appellerons Julie.

Au début de sa carrière d'entraîneuse, Julie est allée demander conseil à des entraîneurs expérimentés. «Je n'étais plus capable. Je voulais arrêter de coacher. Ça ne me tentait plus d'aller travailler. J'avais toujours peur de me faire engueuler. J'étais une adulte! Est-ce que c'était normal que je me sente toujours comme une enfant?»

En changeant de club, elle a découvert qu'il était possible de travailler dans une tout autre ambiance. «Tu vois la reconnaissance des gens. L'atmosphère est tellement différente!»

Ses années à Montréal Synchro, Julie les a subies avec un sentiment d'impuissance. «On est témoin de beaucoup de choses et on se sent impuissant. On a peur de faire quelque chose parce qu'on ne veut pas ternir notre sport.»

PRÉCISION

Dans une version précédente de cet article, nous avons attribué à Karine Doré la citation suivante alors qu'elle s'adressait à une nageuse de l'équipe lors des championnats canadiens espoir en 2014: «Hé, tu manges donc bien! Tu vas devenir grosse et tu vas être obligée d'arrêter la synchro.» Or, selon Danielle Valiquette, qui nous a rapporté ces propos, la citation se lirait plutôt ainsi: «Hé, tu manges donc bien! Tu vas devenir grosse quand tu vas arrêter la synchro.» Nos excuses pour cette imprécision.

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