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Péage de l'autoroute 30: pas de frais pour le transport de vélo

Les voitures transportant un vélo sur le toit... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les voitures transportant un vélo sur le toit ne seront plus considérées comme des camions au poste de péage du pont Serge-Marcil.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

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Les automobilistes qui transportent un vélo sur le toit de leur voiture n'auront plus à payer un tarif 54% plus cher pour traverser le pont Serge-Marcil de l'autoroute 30 reliant Salaberry-de-Valleyfield et Vaudreuil-Dorion.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) et le consortium Nouvelle Autoroute 30 ont conclu une entente temporaire en fin d'après-midi après que La Presse eut révélé un problème avec le système de détection de la hauteur des véhicules qui permet de déterminer le tarif pour traverser le pont de l'autoroute 30.«Les automobilistes pourront emprunter n'importe quelle voie ou utiliser n'importe quel mode de paiement, comptant, transpondeur, carte de crédit, il n'y aura aucun problème», a confirmé à La Presse le directeur général de Nouvelle Autoroute 30, Vicente Valencia.

Tous les employés ont reçu cette nouvelle directive vers 18 heures lundi.

La Presse révélait que les automobilistes transportant un vélo sur le toit de leur voiture qui payaient par carte de crédit pour traverser le pont Serge-Marcil devaient effectivement débourser le tarif pour camion plutôt que celui pour véhicule de promenade. Un système automatisé détectant la hauteur d'un véhicule par laser établissait qu'une voiture avec vélo dépassait ainsi la limite de 2,30 mètres. La voiture était alors considérée comme un véhicule de catégorie 2 et le tarif passait de 2,40$ à 3,70$.

Par «souci d'équité», le consortium Nouvelle Autoroute 30, qui gère l'infrastructure avec le MTQ, demandait au personnel des guérites d'appliquer ces frais additionnels même s'ils étaient à même de constater que la voiture de promenade avec vélo n'était pas un camion.

Alerté lundi matin, le ministre des Transports, Robert Poëti, a aussitôt exigé une solution temporaire afin de ne pas pénaliser les automobilistes transportant des vélos, des bagages ou des équipements sportifs sur le toit de leur véhicule.

Problème connu

Le problème de catégorisation des véhicules transportant des équipements avait été constaté dès l'inauguration du pont en décembre 2012 et des discussions étaient en cours depuis plusieurs mois entre le consortium et le MTQ afin de trouver une solution.

«Je ne peux accepter l'immobilisme. Il fallait régler ça au plus vite», a affirmé le ministre, lundi.

Le consortium avait donc reçu la consigne de ne plus appliquer les frais supplémentaires aux voitures avec vélo, canot, porte-bagage ou autre équipement de loisir. Les automobilistes devaient, pour ce faire, traverser à une guérite avec préposée.

Un panneau devait même être installé dans les prochains jours pour aviser les automobilistes sur la voie à utiliser pour ne pas payer ces frais. Un remboursement était prévu pour ceux qui passaient par les voies avec barrières automatisées avec paiement par carte de crédit.

Or, le consortium craignait que cela n'entraîne d'importants bouchons de circulation. Ainsi, il a plutôt proposé une autre solution. Les voitures transportant des équipements de loisir sur leur toit pourront dépasser les guérites et des préposés modifieront «manuellement» dans le système la catégorie du véhicule afin que le bon tarif soit appliqué.

M. Valencia a précisé qu'il s'agissait d'une solution temporaire. «Ça va alourdir nos opérations et coûter pas mal cher, alors on va devoir parler avec le ministère des Transports pour trouver une solution permanente», a-t-il prévenu.

Le consortium envisage déjà de devoir faire appel à un plus grand nombre d'employés pour minimiser les impacts de ces nouvelles procédures.

«Il faudra des employés supplémentaires. Le péage automatique est en place pour sauver du temps, alors on a intérêt à mettre des ressources pour ne pas pénaliser les automobilistes», a-t-il ajouté.

La définition des équipements permettant d'être exemptés du tarif camion devra également être clarifiée. Par exemple, qu'en est-il d'une voiture transportant un sapin de Noël sur le toit?

«Le cas par cas nous préoccupe, reconnaît M. Valencia. Il y aura forcément des zones grises et l'automobiliste se demandera pourquoi il doit payer plus et pas son voisin.» L'attachée de presse du ministre Poëti, Anne-Catherine Couture, précise que la directive vise pour l'instant les «équipements de loisir».

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