Un nouveau collectif pour l'égalité des femmes

Lise Payette... (PHOTO CLÉMENT ALLARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Lise Payette

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Un nouveau collectif voit le jour, avec pour objectif de rassembler les femmes et de faire connaître aux dirigeants politiques ce qu'elles veulent vraiment. Il se veut non partisan.

Ce Collectif pour l'égalité des femmes a été présenté, mardi à Montréal, par l'ex-ministre péquiste Lise Payette, l'ex-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal Léa Cousineau et l'ex-leader du mouvement étudiant Martine Desjardins.

Le mouvement qu'elles entendent lancer commencera par rassembler le plus de femmes intéressées qu'il sera possible de le faire, incluant les jeunes, les immigrantes et les autochtones. Elles comptent rédiger un manifeste qui expliquera comment atteindre la véritable égalité pour les femmes.

«Tout porte à croire que nous régressons au lieu d'avancer», a lancé Mme Payette, qui a dénoncé ces politiciens qui se gargarisent avec l'égalité hommes-femmes, mais qui font trop peu pour qu'elle devienne réalité.

«Nous, de notre côté, on a beau chercher, et malgré nos efforts, à part son affirmation dans la Charte des droits, nous n'arrivons pas à la trouver», l'égalité, s'est exclamée Mme Payette.

Mme Desjardins a cité certains de ces reculs, comme le fait qu'il y ait moins de femmes qu'avant au conseil des ministres, le fait que des groupes de femmes ont vu leur financement réduit et qu'un rapport alarmant a levé le voile sur le traitement des femmes dans l'armée.

Et avec une pointe d'humour, Mme Payette a souligné le changement de position du premier ministre Philippe Couillard face au port du tchador dans la fonction publique, dans le cadre du débat sur le port de signes religieux ostentatoires. «Maintenant que j'ai appris que monsieur Couillard est favorable au tchador, j'ai une proposition à lui faire: il le porte pour une semaine, et je changerai d'opinion», a-t-elle dit.

Le Collectif pour l'égalité des femmes n'a pas pris d'emblée de position sur ces questions délicates comme le port de signes religieux ostentatoires par les femmes. Il en est de même pour le dossier de la prostitution, où tous les groupes de femmes n'ont pas le même point de vue.

«Ce sont des sujets qu'on va discuter, a dit Mme Payette. On va voir dans quel sens les femmes désirent s'orienter. Moi, j'ai des opinions personnelles, mais est-ce que j'arriverais à les faire partager par d'autres femmes? C'est à ça que sert ce comité: à expliquer pourquoi il y en a qui sont pour, pourquoi il y en a qui sont contre, jusqu'où on est prêtes à aller et quelle est la réaction des femmes immigrantes quand on leur fait des propositions? Est-ce qu'il y en a qui sont plus avancées en termes de réflexion que d'autres? Ça reste à voir. On ne les connaît pas, donc on va faire connaissance. On va aller les chercher; on va leur demander de nous éclairer. Et on prendra les décisions qui en découlent.»

Le futur manifeste sera présenté en octobre aux partis politiques du Québec, lors d'un sommet. Le groupe espère alors que les partis s'engageront clairement à poser des gestes concrets, et rapidement, pour les femmes.

Le Collectif pour l'égalité des femmes ignore encore ce qu'il adviendra de son existence après ce sommet. «On verra au sommet», a répondu Mme Payette. Elle espère tout de même que les femmes vont «devenir les gardiennes du manifeste» et veiller à ce qu'il soit respecté et qu'il débouche sur de véritables actions.

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