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Le PQ et la CAQ demandent des actions contre le centre de Charkaoui

Adil Charkaoui... (Photo: PC)

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Adil Charkaoui

Photo: PC

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Le Parti québécois et la Coalition Avenir Québec ont demandé mercredi au gouvernement Couillard d'agir contre le Centre culturel islamique de l'Est de Montréal et son dirigeant Adil Charkaoui, dans la foulée du témoignage du père d'une jeune fille arrêtée par la GRC de crainte qu'elle parte rejoindre des groupes djihadistes à l'étranger avec ses amis.

La Presse et le Toronto Star ont publié ce matin une entrevue avec le père de la jeune fille, qui accuse Adil Charkaoui et son centre islamique d'avoir radicalisé son enfant et de l'avoir convertie à une interprétation extrémiste de la religion. Le père n'a présenté aucune preuve à cet effet, mais sa sortie a un un fort impact chez les politiciens.

Lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, la député caquiste Nathalie Roy a demandé une réaction au «cri du coeur» de l'homme. «Ce que nous dit ce père de famille, c'est le gros bon sens que tous les Québécois voient. Ce père accuse ceux qui endoctrinent les jeunes. Ils ont tous fréquenté le même centre communautaire islamique où oeuvre Adil Charkaoui, et ce n'est pas le fait du hasard (...) Le gouvernement doit agir contre ces agents de radicalisation», a-t-elle lancé.

«Qu'est-ce que le gouvernement attend pour agir dans le cas du Centre culturel islamique de l'Est de Montréal et d'Adil Charkaoui? Quand est-ce qu'on va faire de la prévention au Québec?», a demandé de son côté la député péquiste Agnès Maltais.

«Il y a un endroit qui est ciblé!» a-t-elle martelé.

Attention à la simplification

La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a accusé l'opposition de simplifier à outrance le problème de la radicalisation, et répété que son gouvernement annoncera bientôt de nouvelles mesures pour lutter contre ce phénomène.

Elle a souligné qu'une dizaine de jeunes ont été arrêtés le 15 mai dernier avant qu'ils ne réussissent à prendre l'avion.  «À preuve, on s'occupe de nos jeunes. Ils ne sont pas partis, ceux-là, M. le Président», a-t-elle souligné.

Adil Charkaoui a déjà déclaré à La Presse qu'il n'y a aucune radicalisation dans son centre et qu'il ne connaît pas la jeune fille en question. Il s'est dit victime de salissage. Aujourd'hui, ses partenaires du Collectif Québécois contre l'islamophobie sont venus à son secours.

«Le Collectif Québécois Contre l'Islamophobie (CQCI) réitère son appui à son coordinateur M. Adil Charkaoui. La campagne de salissage féroce - qui dure depuis des mois - à laquelle fait face M. Adil Charkaoui ne nous fera pas taire. Le CQCI promet d'être un acteur actif dans le prochain débat sur l'intégrisme et la "radicalisation" (charte au provincial / C-51 au fédéral)», a déclaré l'organisme, dans un communiqué signé par Douelmaken Cheblaoui, son secrétaire.

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