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Une vigile devant l'Assemblée nationale pour la libération de Raif Badawi

La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, était... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, était présente à la vigile qui a eu lieu jeudi à Québec, aux côtés de la ministre des Relations internationales Christine St-Pierre (à gauche), et de la députée péquiste Agnès Maltais.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

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Adrien Cloutier
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Quelques dizaines de personnes ont tenu une vigile, jeudi, devant l'Assemblée nationale, pour exiger une intervention «plus claire et plus forte» d'Ottawa auprès des autorités saoudiennes afin de libérer le blogueur Raif Badawi.

Selon la directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone, Béatrice Vaugrante, le gouvernement fédéral doit accentuer la pression sur l'Arabie Saoudite et éviter de baisser les bras sous prétexte que M. Badawi n'est pas un citoyen canadien.

«Ça va faire. (Cette raison), on l'a assez entendue. On a assez fait attention. Il faut faire plus, il y a moyen de faire plus», a-t-elle affirmé devant les sympathisants à la cause de M. Badawi.

Mme Vaugrante a également accusé le gouvernement de Stephen Harper de ne pas vouloir «vexer» le royaume saoudien, puisque celui-ci est un partenaire économique important du Canada.

Le 7 mai 2014, il y a un an jour pour jour, Raif Badawi a été condamné à dix ans de prison et à 1000 coups de fouet, répartis sur vingt semaines, pour avoir ouvertement critiqué le régime en place et s'être exprimé à propos de l'islam sur son blogue.

Depuis 17 semaines, une vigile en soutien à Raif Badawi est organisée devant le parlement. Jeudi midi, quelques élus ont pris la parole, dont la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, la députée péquiste, Agnès Maltais, ainsi que le député de Québec Solidaire, Amir Khadir. Tous ont réclamé plus d'actions de la part du gouvernement canadien dans le dossier.

«À l'époque, les autorités canadiennes nous disaient qu'il ne fallait surtout pas se mêler de ça, que ça pouvait créer des problèmes et qu'il fallait garder le silence, a déclaré M. Khadir. Or, on s'aperçoit maintenant que ces recommandations étaient malavisées, et que la meilleure chose à faire est de prendre la parole.»

Xavier Dolan, Guy A. Lepage et 200 autres personnalités québécoises ont d'ailleurs signé deux lettres adressées au gouvernement du Canada, lui réclamant d'accentuer la pression afin de libérer le père de famille de 31 ans.

«C'est le moment de prendre position. Il est de votre responsabilité de ne pas demeurer silencieux. Vous avez peut-être le pouvoir de rendre ce père à ses enfants», peut-on lire dans la lettre rédigée par l'écrivain Richard Dallaire.

Installée à Sherbrooke avec leurs trois enfants depuis 2013, la femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, était présente à la vigile, et a maintes fois remercié les dizaines de personnes présentes, le Québec ainsi que le Canada pour leur soutien.

À ce jour, Raif Badawi n'a reçu qu'une première série de 50 coups de fouet et les suivantes ont été reportées à 15 reprises. Les participants à la vigile ont observé 50 secondes de silence pour marquer les 50 coups de fouet infligés au jeune homme.

Dans sa geôle, le blogueur saoudien reste menacé chaque semaine de flagellation.

Raif Badawi a été arrêté en Arabie Saoudite en juin 2012, et fait face à des accusations de cybercrime, de désobéissance à son père et d'apostasie.

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