Des organismes dénoncent la répression politique

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Parmi les organisations ayant donné leur appui, outre la Ligue des droits et libertés, on retrouve notamment l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la CSN et la FTQ, plusieurs syndicats d'enseignants, des groupes écologistes et plusieurs organismes socio-communautaires.

Photo André Pichette, La Presse

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

La Ligue des droits et libertés, accompagnée d'une trentaine d'organisations étudiantes, syndicales et sociales diverses demandent aux différents gouvernements de rappeler à l'ordre leurs forces policières et de cesser ce qu'ils estiment être devenu une répression politique.

En conférence de presse, mercredi, ces organismes ont reproché aux autorités d'endosser et de banaliser une brutalité devenue extrême de la part des policiers.

Ils affirment que ces tactiques, assorties d'une utilisation abusive d'armes de contrôle de foule dangereuses qui ont fait plusieurs blessés, ainsi que les arrestations massives, sont autant d'atteintes directes au droit de manifester qui est protégé par les chartes des droits et libertés.

Selon leurs porte-parole, l'utilisation de tactiques musclées dès le début du mouvement de grève sociale des étudiants témoigne d'une volonté de tuer dans l'oeuf un mouvement social avant qu'il ne prenne de l'ampleur et de créer un climat de peur afin de décourager les citoyens à prendre la rue. Les déclarations de «tolérance zéro» face aux manifestations par les administrations de Montréal et de Québec en sont, selon eux, une démonstration claire.

Les organisations participantes soutiennent par ailleurs que le refus de donner un itinéraire de manifestation est en soi un geste politique parfaitement justifié.

Un itinéraire, selon elles, représente un encadrement par lequel les policiers s'octroient un pouvoir discrétionnaire qui leur permet de restreindre le droit de manifester. Elles ajoutent que l'exemple souvent invoqué de la France, où un itinéraire est aussi exigé, ne tient pas la route puisqu'il s'agit d'une exigence administrative et qu'aucune manifestation ne peut être déclarée illégale en France pour défaut d'avoir fourni sa route, ce qui est apparemment fréquent.

Parmi les organisations ayant donné leur appui, outre la Ligue des droits et libertés, on retrouve notamment l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la CSN et la FTQ, plusieurs syndicats d'enseignants, des groupes écologistes et plusieurs organismes socio-communautaires.

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