La fin des appels pour croisières gratuites aux Bahamas

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Il y a un an, une enquête de La Presse avait démontré à quel point les passagers qui acceptaient cette offre étaient menés en bateau.

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L'entreprise qui a inondé les circuits téléphoniques d'appels proposant une soi-disant «croisière gratuite aux Bahamas» vient d'écoper d'une pénalité de 200 000 $ et a dû s'engager à ne plus importuner les Canadiens, à la suite d'une enquête du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Le CRTC dit avoir lancé son enquête en collaboration avec la Federal Trade Commission américaine après avoir reçu des plaintes sur des appels automatisés qui ne respectaient pas la Liste nationale des numéros de télécommunications exclus, une liste à laquelle les Canadiens peuvent s'inscrire s'ils ne veulent pas être importunés par des compagnies de télémarketing.

Les appels étaient effectués par Caribbean Cruise Line, une filiale de Consolidated Travel Holdings Group. Ces entreprises basées en Floride sont détenues par deux richissimes hommes d'affaires controversés, Daniel Lambert et James Verrillo, qui ont déjà eu des démêlés avec les autorités américaines pour des pratiques commerciales répréhensibles et des délits d'initiés.

3000 appels par minute

Selon les calculs du fournisseur de téléphonie Verizon exposés dans des documents judiciaires, Caribbean Cruise Line effectuait environ 3000 appels automatisés par minute, aux États-Unis et au Canada, pour proposer sa «croisière gratuite».

L'entreprise a accepté de payer la pénalité de 200 000 $ et d'arrêter ses appels de télémarketing au Canada dans le cadre d'une entente avec le CRTC.

Il y a un an, une enquête de La Presse avait démontré à quel point les passagers qui acceptaient cette offre étaient menés en bateau : la croisière leur coûtait finalement extrêmement cher, elle avait peu à offrir, et l'entreprise en profitait pour soumettre les passagers à une séance de vente à pression pour des condos en propriété partagée (timeshare, en anglais).

Lors de cette séance de vente, notre caméra cachée avait saisi des pratiques de marketing discutables visant à soutirer un investissement de 30 000 $ aux participants.

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