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La SQ resserre l'utilisation des autos pour ses officiers

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Le patron de la SQ Martin Prud'homme a annoncé que 100 des 400 postes d'officiers seront abolis d'ici la fin de l'année.

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(Québec) Le régime des autos fournies pour les officiers de la Sûreté du Québec (SQ) tire à sa fin. De nouvelles balises seront imposées d'ici la fin de l'année pour réduire considérablement ce privilège non imposable, a fait savoir le patron de la SQ, Martin Prud'homme, à ses cadres.

Dans une présentation aux 400 officiers effectuée la semaine dernière à l'Institut de police de Nicolet, M. Prud'homme a indiqué qu'un comité sera rapidement mis en place pour suggérer les restrictions à apporter touchant l'utilisation de ces véhicules banalisés (à Parthenais, on en dénombre 680). Ces compressions font partie d'une série de mesures administratives dont on attend quelque 30 millions d'économies à la fin de l'exercice financier.

On prévoit de limiter les déplacements, les distances et les heures d'utilisation. Actuellement, dans bon nombre de cas, ces véhicules, qui doivent théoriquement servir en cas d'opérations urgentes, sont utilisés par les officiers pour leur usage personnel, même si l'essence et l'entretien sont assumés par l'employeur. Les autos intermédiaires américaines d'il y a quelques années sont souvent remplacées maintenant par des voitures quatre roues motrices asiatiques.

Théoriquement, le véhicule doit être laissé au stationnement quand l'officier est en vacances, mais cette règle a souvent été contournée. Cet avantage faisait partie des «conditions relatives» pour ces officiers qui ne peuvent comptabiliser leurs heures supplémentaires. Ces véhicules d'urgence sont équipés de gyrophares et peuvent servir aux opérations sept jours sur sept, 24 heures sur 24.

Le nombre d'officiers qui a droit à une automobile a augmenté rapidement depuis dix ans. Lors du dernier cycle de négociations, on a promu une centaine de «chefs de poste» au grade d'officier, ce qui a fait bondir la facture. En outre, dans les postes les plus importants, les chefs devenaient capitaines avec un lieutenant comme adjoint, ce qui ajoutait des véhicules additionnels dans le parc automobile.

Abolition de 100 postes

Le patron de la SQ a aussi annoncé que 100 postes d'officiers sur les 400 actuels seront abolis d'ici la fin de l'année. On compterait déjà 40 officiers en surplus, hors postes, affectés à d'autres fonctions. On abolira 60 postes de plus, d'ici la fin de l'année, une opération qui s'appuiera sur l'attrition, notamment les départs à la retraite. Toutefois, la mesure ne pourra être rééditée, puisque, au cours des années 80, la SQ n'avait pas procédé à des embauches. Les recrues arrivées après cette période de disette sont encore loin de la retraite.

Dans son exposé, le patron de la SQ n'a pas abordé la question délicate des retraites, qui relèvera de la négociation orchestrée par le Conseil du trésor. Les policiers ne contribuent qu'au tiers à leur retraite, l'État défrayant les deux tiers restants.

La taille de l'administration demeure la principale préoccupation. Avec 400 officiers et 5000 agents, la SQ est nettement plus «encadrée» que les autres corps de police. Ainsi, à la GRC, on compte 560 officiers pour 13 500 policiers. La Police provinciale de l'Ontario (OPP) estime que 190 officiers suffisent pour encadrer ses 7500 agents.

La fin de la guerre des motards de même que la transformation du crime organisé poussent la SQ à revoir aussi ses «escouades régionales mixtes» (ERM), qui avaient été mises en place dans le contexte de la lutte aux gangs organisés.

Dans le même esprit, on compte réduire le nombre de régions administratives à la SQ à trois ou quatre. On en compte actuellement 10. L'Ontario est divisé en moins de régions que le Québec, bien que la population y soit bien plus grande. La GRC, quant à elle, fait tomber tout le Québec dans une seule administration régionale.

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