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Fusillade de Moncton: un rapport recommande de meilleures communications

Des policiers de la GRC lors de l'opération... (PHOTO MARC GRANDMAISON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Des policiers de la GRC lors de l'opération pour arrêter Justin Bourque à Moncton.

PHOTO MARC GRANDMAISON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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La Presse Canadienne
MONCTON, N.-B.

Le rapport sur la fusillade qui a coûté la vie à trois policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et qui en a blessé deux autres à Moncton, en juin dernier, recommande que les policiers soient mieux armés lorsque la situation l'exige, et que les communications radio soient plus efficaces.

Le rapport de 180 pages, qualifié d'«indépendant» par la GRC, mais mené sous la direction d'un commissaire adjoint à la retraite, Alphonse MacNeil, formule 64 recommandations, dont celles de fournir plus facilement aux agents fédéraux la possibilité de recourir à des fusils et des carabines, et d'offrir une formation adéquate aux superviseurs pour des événements graves et inattendus comme cette fusillade meurtrière.

Justin Bourque a été condamné en octobre à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans pour les trois meurtres et les deux tentatives de meurtre des agents de la GRC.

Le tireur a admis avoir fait usage d'une arme semi-automatique pour tirer sur les cinq policiers dans le nord de Moncton, le 4 juin. Par la suite, il s'est caché dans un secteur boisé des environs, et il n'a été arrêté que 28 heures plus tard, après une chasse à l'homme qui a tenu la population de Moncton sur le qui-vive.

Les agents Dave Ross, Fabrice Gevaudan et Douglas Larche ont péri sous les balles de Bourque, alors que les constables Éric Dubois et Darlene Goguen ont été blessés.

Le rapport met en lumière les nombreux défis auxquels ont dû faire face les policiers lors de cette opération majeure.

«Il était difficile de faire une évaluation précise des risques, car les (policiers) réclamaient des ambulances en différents lieux, lit-on dans le rapport. Les endroits où avait été aperçu le sujet étaient établis en fonction de l'emplacement de l'auteur de l'appel (et non en fonction de l'emplacement du suspect), puis l'information était communiquée sur les ondes avec un retard qui la rendait inutile. Il y avait des membres blessés qui avaient besoin de soins médicaux. (...) Il était presque impossible, sur la base de l'information radio concernant les déplacements du tireur, de dresser un portrait tactique fiable de la situation.»

Le commissaire de la GRC, Bob Paulson, était à Moncton vendredi pour assister au dépôt du rapport. «Nous avons le devoir de faire une analyse critique de ce qui s'est passé, non pas pour jeter le blâme, mais pour améliorer les opérations futures», a affirmé M. Paulson.

La GRC a déjà fait savoir qu'elle acceptait les recommandations et qu'elle entendait les mettre en application.

«Nous devons tirer des leçons de ce drame. Il nous incombe de veiller à ce que tous nos employés de première ligne soient le mieux préparés possible à affronter les menaces qui les attendent chaque jour», écrit la sous-commissaire Janice Armstrong, dans un communiqué.

«Le travail policier d'aujourd'hui se fait dans un environnement qui évolue sans cesse et qui exige de nos interventions une souplesse à sa mesure. L'examen de M. MacNeil a fait ressortir les domaines où des changements s'imposent, et nous sommes résolus à les apporter», conclut Mme Armstrong.

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