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Plus de 20 millions versés par Ottawa aux clubs de motoneige du Québec depuis 2006

L'Agence de développement économique du Canada pour les... (PHOTO ROCKET LAVOIE, LE QUOTIDIEN)

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L'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec estime que les retombées économiques de l'industrie de la motoneige s'élèvent à 2 milliards de dollars par année et les retombées fiscales, à 250 millions pour les gouvernement du Québec et du Canada.

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(Ottawa) Le gouvernement Harper a dépassé la barre des 20 millions de dollars en subventions accordées à des clubs de motoneige au Québec depuis qu'il a pris le pouvoir en 2006.

C'est ce qu'a révélé l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec (DEC) en réponse à une question de La Presse.

DEC annonce sur une base régulière ces subventions accordées par tranche de 30 000, 100 000, voire 300 000$ à des organisations comme le Club de motoneige du Fjord et celui des Bons Copains du Grand Gaspé.

En tout, ces subventions s'élèvent maintenant à 21,2 millions de dollars pour 167 projets comme l'achat de surfaceuses et la réfection ou l'amélioration de sentiers.

Gaspillage de fonds publics ou investissement judicieux? Les opinions divergent parmi les groupes d'intérêts, les partis de l'opposition et les membres de l'industrie que La Presse a pu joindre.

«Gaspillage de fonds publics»

Aux yeux de la Fédération canadienne des contribuables (FCC), il s'agit d'une dépense injustifiée qui ne sert qu'à acheter des votes en région.

«Ce sont de parfaits exemples de gaspillage de fonds publics, a lancé le directeur fédéral de l'organisme, Aaron Wudrick. C'est aggravé encore par le fait que le gouvernement fédéral est toujours en déficit. Pourquoi les gouvernements devraient-ils subventionner un passe-temps hivernal qui forme déjà une industrie viable?

«Cet argent pourrait être remis aux contribuables, utilisé pour rembourser notre énorme dette fédérale ou consacré à quelque chose de beaucoup plus important», a ajouté M. Wudrick.

«Un investissement»

Mais le ministre responsable de l'Agence, Denis Lebel, défend cette aide fédérale accordée au secteur de la motoneige.

«En appuyant les clubs de motoneige, DEC contribue à positionner le Québec comme une destination incontournable du tourisme récréatif, tout en soutenant le dynamisme économique de nos régions. La réfection, l'amélioration et l'entretien des sentiers de motoneige sont un levier de développement important pour ces régions, notamment en termes d'attractivité des touristes étrangers», a-t-il fait valoir par l'entremise d'une porte-parole, Michèle Jamali-Paquette.

L'Agence de développement estime que les retombées économiques de l'industrie de la motoneige s'élèvent à 2 milliards de dollars par année et les retombées fiscales, à 250 millions pour les gouvernements du Québec et du Canada. L'apport touristique annuel serait d'environ 30 000 visiteurs, principalement de l'Ontario, des États-Unis et de la France.

Pour une rare fois, d'ailleurs, l'opposition officielle et le gouvernement sont sur la même longueur d'onde: «C'est un investissement qui en vaut la peine», a déclaré la députée du NPD d'Abitibi-Témiscamingue, Christine Moore.

Mme Moore estime que ces investissements sont nécessaires tant sur les plans économique et touristique qu'en matière de sécurité.

«C'est sûr qu'il y a toujours un aspect un peu électoraliste, a ajouté Mme Moore. Mais les gens sont capables de faire la part des choses. Même si on donne une subvention pour la motoneige, je ne pense pas qu'ils vont se mettre à tomber amoureux des conservateurs.»

Un partage plus équitable demandé

Dans l'industrie de la motoneige, on se réjouit de ces subventions, mais on souligne que des améliorations pourraient être apportées à la manière dont ces sommes sont réparties, notamment.

«C'est quand même beaucoup d'argent! a lancé Marc Larouche, de l'Association des motoneigistes du Québec. C'est sûr qu'ils ont les fonds. Mais il y a peut-être des clubs qui n'en avaient pas besoin.»

Selon lui, un partage plus équitable et prévisible de l'aide gouvernementale devrait tenir compte de divers facteurs, dont la taille du club, la région dans laquelle il se trouve et même les aléas de l'environnement.

«Il va falloir en arriver à ça un jour, a-t-il dit. Parce qu'au Québec, on vit un changement climatique aussi. Il n'y a pas deux saisons qui se ressemblent...»

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