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Hollande veut le maintien des privilèges consentis aux étudiants français

François Hollande... (PHOTO ALAIN JOCARD, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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François Hollande

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(Québec) Le président de la France, François Hollande, a mis sur le tapis le dossier litigieux des droits de scolarité imposés aux étudiants français lors de sa visite à l'Assemblée nationale mardi. Il tient au traitement de faveur dont jouissent les étudiants français au Québec.

Il s'est entendu avec le premier ministre Philippe Couillard sur des « principes » devant mener à une entente, mais celle-ci ne sera pas bouclée avant des semaines voire des mois. La facture des étudiants français pourrait finalement ne pas tripler et, en contrepartie, les étudiants québécois auraient droit à un accès aux grandes écoles en France.

« Je sais combien les difficultés budgétaires, ici comme ailleurs, obligent à faire des choix, faut-il qu'ils soient bons », a déclaré François Hollande devant les parlementaires. La « spécificité », le statut spécial dont jouissent les étudiants français au Québec « n'est pas un privilège », c'est plutôt « la reconnaissance de notre amitié », a-t-il ajouté.

Les étudiants français bénéficient du programme d'exemption des droits de scolarité supplémentaires pour les étudiants étrangers, en vertu d'un accord de réciprocité conclu en 1978. Ils paient les mêmes droits de scolarité que les étudiants québécois, c'est-à-dire 2300 $ par année.

Or, en campagne électorale, le premier ministre Philippe Couillard s'est engagé à ce que les étudiants issus de la Francophonie paient le « tarif canadien », c'est-à-dire les droits de scolarité exigés à ceux provenant d'autres provinces. Ce tarif s'élève à près de 7000 $ par année. Pour les Français, la facture triplerait. Pour les autres, elle baisserait, puisqu'ils doivent payer environ 15 000 $ à l'heure actuelle.

Comme La Presse l'écrivait dimanche, le gouvernement Couillard lâcherait un peu de lest dans ses négociations avec la France. Il serait prêt à ce que les étudiants français, qui sont environ 12 000 au Québec, aient à payer un tarif moindre que le tarif canadien. La France tient à obtenir une forme de statut privilégié. Québec souhaiterait obtenir en contrepartie, au bénéfice des étudiants québécois, un accès aux Grandes écoles en France.

Questionné pour savoir s'il tient toujours à imposer aux étudiants français le « tarif canadien », Philippe Couillard s'est contenté de répondre qu'il veut que « les étudiants français puissent continuer de venir ici en bénéficiant d'un traitement spécifique ». L'idée du « traitement spécifique » implique qu'imposer le « tarif canadien » est abandonné.

Le « traitement spécifique » est l'un des principes sur lesquels se sont entendus MM Hollande et Couillard.

« Nous avons des objectifs budgétaires auxquels nous tenons et que le président comprend parce qu'il a lui-même des enjeux budgétaires de son côté », a souligné le premier ministre.  Il a exprimé sa volonté qu'il y ait « plus d'étudiants québécois qui se rendent en France dans les universités et éventuellement les grandes écoles ». L'accès aux grandes écoles est une revendication de longue date du Québec.

« Maintenant, il reste à nos équipes à faire le plus difficile : conclure l'entente sur la base de ces principes. Et j'espère que nous pourrons la ratifier au cours des prochaines et des prochains mois », a ajouté M. Couillard. Il a assuré qu' « il y aura une entente ».

« Nous avons trouvé les principes permettant d'avoir cette entente, a dit de son côté François Hollande. Maintien de la spécificité française ici au Québec et en même temps volonté qu'il y ait des échanges plus nombreux, c'est-à-dire que nous puissions nous, Français, accueillir davantage d'étudiants québécois dans nos universités et dans nos grandes écoles. Il faut le faire dans la maîtrise de nos comptes publics. »

Des informations ont circulé au sujet des pourparlers entre le Québec et la France. Cette dernière aurait laissé entendre qu'à défaut d'une entente sur les droits de scolarité, le financement de la commission permanente de coopération franco-québécoise serait compromise. « Il y aura une entente. Le mot entente est important », a répondu M. Hollande lorsqu'on l'a questionné sur cette menace.

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