Une Mexicaine menacée d'expulsion pourra rester au pays

Sheila Sedinger Ayala... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Sheila Sedinger Ayala

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Marie-Michèle Sioui
La Presse

Sheila Sedinger Ayala, cette mère de deux enfants qui craignait l'expulsion vers son pays d'origine, le Mexique, ne sera finalement pas renvoyée du pays. Son expulsion a été suspendue par Immigration Canada, qui lui a accordé un statut de résidence temporaire vendredi, a appris Sheila Sedinger Ayala hier.

Mme Ayala peut donc demeurer au pays pendant un maximum de deux ans. Une période qui devrait être suffisante pour lui permettre d'achever le nouveau processus de parrainage qu'elle a entrepris avec son conjoint actuel, selon son avocate. «C'est un gros poids qui s'en va, alors je suis très contente», a dit Mme Ayala hier soir.

Un ex-conjoint violent?

Le cas de la jeune mère a été médiatisé ces derniers jours, car Mme Ayala soutient que sa demande de résidence permanente a échoué en raison de son ex-conjoint violent.

Celui-ci est le père de ses enfants. Il se dit importuné par les allégations de son ancienne compagne, qui fait usage de mépris, selon lui. «Depuis qu'on est séparés, j'ai tout essayé pour lui donner ses documents [pour l'immigration]. Tous les papiers doivent passer par moi, car je suis son parrain. Je lui ai donné deux, trois fois», a-t-il soutenu.

L'homme, qui ne souhaite pas être identifié, a reconnu qu'il a eu un comportement violent envers un des enfants du couple dans le passé. Mais il n'a pas moins souligné le caractère «épouvantable» du traitement que lui réserve son ancienne conjointe dans les médias. «C'est de la diffamation», a-t-il affirmé, avant de se dire soulagé que son ex-compagne ne soit pas renvoyée du pays. «C'est bon pour elle et pour les filles qu'elle puisse rester, a-t-il fait valoir. Oui, c'est dangereux pour elle au Mexique.»

Mme Ayala soutient qu'elle serait en danger si elle retournait dans son pays natal, où elle dit avoir été victime de viol. Hier, elle a dénoncé les «problèmes de colère» de son ex-conjoint. «Ça m'inquiète beaucoup qu'il ait la garde», a-t-elle affirmé, avant de confirmer qu'elle avait l'intention de poursuivre son nouveau combat, afin d'obtenir la garde complète de ses enfants.




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